Manuscrits des Dames de Saint^Cyr
2. Nous avons dit (voir p. 402) que la reine douairière, Marie- Anne de Neubourg, élant à la tête d'un parti qui pouvait embarrasser le gouvernement de Philippe V, avait reçu Fordre d'aller prendre séjour à Tolède.
A M. LE CARDINAL DE NOAILLES .(^701). 457
mauvaise lecture, et vous prie de faire lire au roi ma lettre, pour voir si Sa Majesté approuve ma réponse. Ayez la bonté, je vous prie, en cas que le roi y trouve quelque chose à retrancher ou à augmenter, de me le mander. Il faut aussi, madame, que je vous dise la joie que j'ai eue d'une nouvelle bonté que le roi m'a témoignée, de trouver bon que je l'aie vu avant-hier dans son cabinet après le souper; comme toutes ses bontés me viennent de vous, en ce que vous m'avez rapprochée du roi, je vous prie de croire que je n'en reçois aucunes marques que ma reconnoissance pour vous n'augmente dans mon cœur, et je vous assure que mon amitié pour vous, madame, va bientôt égaler l'estime qui vous est due.