‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 47 sur 418 · LETTRE CCCLXXXII · texte numérisé non relu

LETTRE CCCLXXXII

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS >

A Saint-Cyr, ce 27 décembre 1695.

J'ai eu l'honneur de vous écrire ce matin bien à la hâte, monseigneur : je voulois arriver ici pour la messe de la communauté et j'en use avec vous, dans une liberté sans rien diminuer au moins dans mon cœur du respect que je vous dois pour tant de raisons.

Nous avons ce que nous désirons pour Chàlons; mais qu'il est triste de voir que ce qui est bon s'arrache par la force et que ce qui est mal se fait aisément! Ne tàcherez-vous point, monseigneur, de guérir le père de La Chaise, ou du moins, de lui faire honte de cette maxime : que les dévots ne sont bons à rien. Il est bien vrai qu'il y a des dévots qui ne sont point propres à gouverner ; mais c'est la faute de leur esprit et non pas la faute de leur dévotion. La maxime du bon père est publique % ainsi vous pourrez lui en parler librement. Ne le piquerez-vous point d'honneur en lui disant que ce seroit lui qui

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