Autographe du cabinet de M. de Cambacérès
roit s*eQ servir utilement dans les occasions que la Providence pourroit fournir.
Il est difficile, monseigneur, de prendre le dessus
avec (je nai pas mon chiffre), quand on veut se
tenir dans son devoir, qu on craint d'offenser Dieu, et qu'on tâche d*imiter la douceur et la patience de celui qui doit être notre modèle; i|ous en parlerons quand j'aurai l'honneur de vous voir/
Madame la comtesse de Gramont me priait, il y a quelques jours, de demander permission au roi d'aller passer la semaine sainte au Port-Royal. Je lui dis que cette proposition ne seroit pas bien reçue et je lui demandai de quoi elle s'avisoit présentement. Elle me répondit qu'elle n'avoit osé le faire pendant la vie de M. l'archevêque, qui avoit trop d'aversion pour ces filles-là ; je fus bien prête à lui dire que vous n'étiez pas plus favorable au jansénisme, mais je crus qu'il valoit mieux que la chose manquât par le roi, qui en effet trouva assez mauvais qu'on osât demander cette permission.
Madame la comtesse de Gramont ne garde plus de mesures là-dessus; elle a et montre sans façon (dans une chambre qu'elle a au couvent de la Madeleine) tous les portraits de Jansénius, de M. Ârnauld, de Saci, etc.
Je suis en peine de savoir où est votre affaire et si elle s'accommodera.
Ne pourriez-vous point, monsieur, essayer de ce M. Michel, autrefois vicaire à Saint-Germain^? U