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A M. L*ARCHEVÉOUE DE PA»IS (1696). 91
charge la reine d'Angleterre qui n'a rien à lui donner et vous lui feriez un grand plaisir de l'ôter d'où il est, où il n'a plus rien à faire.
LETTRE CDVl
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS*
Lundi de Pâques, 21 aTtil 1696.
Le père Séraphin ^ a soutenu son carême, et le finit hier de manière à faire pleurer bien des gens. Il m'est venu voir ce matin et m'a parlé de ses affaires. Je lui ai conseillé de les traiter avec vous, monseigneur; et il s'y dispose. Il a pris congé du roi dans mon antichambre et en a reçu plus de louanges que tous les prédicateurs ensemble n'en ont donné à Sa Majesté depuis trente ans. M. le maréchal de Noailles en a entendu une partie. Le roi doit vous parler làdessus. C'est à vous, monseigneur, à voir ce que vous avez à faire. Mais comptez que c'est sans entêtement, sans exagération, que je vous dis que jamais homme n'eut un tel succès, et que le roi et monseigneur en particulier en sont touchés jusqu'à la tendresse pour sa personne. Je crois de la gloire de Dieu de ne pas scandaliser cet homme; du reste, il en arrivera ce qui lui plaira.
Le père de La Chaise ne perd plus d'occasion de me voir, il vint m annoncer hier que le roi prenoit l'abbé