LETTRE CXXVI
A M. Ï>E. BâSVILLE, INTENIUNT DE LANfiD£]>OC <. & Teruillci, ce 19 Mptembre less.
Je suis si accoutumée à recevoir toutes sortes de marques de votre honnêteté pour moi que je complois bien sur celle que je viens de recevoir sur le gouvernement d'Aiguës- Mortes^. J'ai regardé comme un grand agrément pour mon frère d'(5tre auprès de vons; il s'y en va et je vous le recommande. Vous savez, monsieur, que si vous devez savoir bon gré de l'estime que l'on a pour vous, il n'y a qui que ce soit à qui vous deviez tant qu'à moi et que je suis plus que personne votre Irés-liumblo et trés-obéissanle serrante.
LETTRE GXXVII
KOÏE PHÉLIMINAIRE
Le Dauphin ëtail parti de VcrsaiDea le 2'J septembre, accompagné du duc de Bourbon, du prince de Conti et du duc du Maine. Il était Biii\i de sou gouverneur, le duc de Beau- -villiers, et il avait parmi ses aides de camp les comlos de Mailly et de Caylus, nevevx do madame de Maintenon, les comtes de Mornay et dTIeudi court, fils de ses araios. Le
1 . Autographe de la bibliothèque da Gmère, conmiaBiinid pw H. Gnliol:
a. Voir \a unit de la pige TO.
3. D'Aubignj TAi^t d'etnimmafi, l0 4 npnnibre ISSS^ M' pltalne-ïigulw et gowerarofdB la tnieetehàteMi d'A<Knes4in(M. H succédait au oiarqulB de Vardea.
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duc dn Haine était accompagné de H. de MontcheTreuit, Madame de Haintenon tômoigna beaucoup de chagrin do se séparer de son prince bien-aimé, et l'on va voir par l'une des lettres suivantes qu'elle avait avec lui toutes les exigences d'une mère jalouse.
LE DUC DU MAIKE A MADAME DE MAINTENON '
Nous arrivâmes hier ici à sept heures assez fatigués de la longue iraitc. Je puis vous assurer, madame, que je suis fort bien avec Monseigneur que je ne quille presque pas. Tout le monde meurt d'envie d'arriveràPhilipsbouig. 3e crois que le chemin, qui est fort rude, coniribue un peu à l'impatience qu'on en a. M. le Duc fait son voyage dans son carrosse avec Gbemereau, Sainlraillcs et Sanguin. M, le prince de (^ûuti va dans le carrosse des menins et en use parfailement bien avec moi. J'ai appris par le chevalier de Chambonas que le roi se portoit lien, ce qui m'a donné une J'ori grande joie. Je me suis informé si je donnois h cliaige de capitaine des gardes des galères, el l'on m'a dilque oui'. D'AaInay* veut que je TOUS fasse souvenir de lui pour cela, mais je trouve qu'il prend mal son imnps et qu'il vous importune trop. Je vous prie pourtant de ne lui en pas savoir mauvais gré, car il a de fort honnes intentions. M. de Monlchevreuil et moi sommes bien aises de nous trouver ensemble. Je suis au désespoir de ne pas faire