‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon: publiée pour la première fois sur lesChapitre 154 sur 359 · LETTRE CLX (L\ B · texte numérisé non relu

LETTRE CLX (L\ B

NOTE FRéuiHINAlRB

Celle lellre, inventée par La Beaumelle cl ijui suit les pv6cédenl«s, se trouve non daléo dans les éditions de Nancy (t. II, p. 9) et d'Amslerilam (l, II, p. 136); or le fait qu'elle raconte est de l'année 1689. Ce fait est erapeunté au\ Mémoires de madame de La Fayette (p. 202), où l'on lit :

ic Madame la Duchesse (de Bourbon) étoitdos plus jeunes et des plu» éveillëes, et rassemblait cbez elle ce qu'il y avoit de plus jeunes femmes, à la têle desquelles ëloit madame de Valentinois, QUe de M, d'Armagnac, plus coquelto elle toute seale que toutes les femmes du royaume ensemble... M. de Marsan, dont madame la Duchesse s'éloit moquée, s'avisa de lorgner madame la Duchesse, k ce qu'on dit, pour se venger d'elle... Madame !a Duchesse répondit aux lorgne ries. M. do Marsan écrivit : madame la Duchesse lit réponse.,. Ce commerce fut découvert. M. le Prince s'en plaignit an roi- Le roi lui dil qu'il n'avoit qu'à faire ce qu'il voudroit, qu'il no se mèloit plus de la conduile do madame la Duchesse. Madame la Duchesse fut bien grondée. Le roi ne voulut pas lui en parler, mais il dit k madame do ïlaînlenon de le faire. Madame de Maintenon en parla à madame la Duchesse, qui se mit h lui rire au ne/, et dit qu'elle n'avait écrit que pour se moquer de M. de Marsan. »

Voici maintenant le roman que La Beaumelle fabnijup avec cette petite anecdolo.

166 COBBBBFOHDANCE GStlEUlK.

Madame de Valentinois seroit la plus aimable femme

(lu royaume, si elle n'en étoit pas la plus coquette'. Vous n'imaginerez point combien toutes ses malices me donnent île chagrins. Le roi n'a pas voulu parler à madame la Ducbesee. Je l'ai fait pour lui- 3s n'en ai eu que des insultes ou ce qui en approrlie. Hifii n'est plus sen- Mble de la part des personnes qu'on aJme'. Elle est perdue sans ressource; M. du Marsan se perd, et ne s'en aperçoit pas. Le roi ne souffrira point loua ces dérèglements. Il tiendra parole. Je crains moins aujourd'hui l'amour de père, que je n'en crains la sévéritô. Mandcï-inoi ce que vous feriez à nia place. J'ai consulté le père Gaillard; je n'ai pas voulu m'expliquer clairement; ce qui fait qu'il ne m'a pas bien entendue, ou qu'il a feint de ne pas m'ontendre. Voyez des personnes habiles et pieuses. Enveloppez le cas ; et au nom de Dieu, tirez-moi d'un embarras si cruel". J'offensa Dieu par mes impatiences. Il faut que j'y remédie une fois pour toutes. Je crains de me faire des ennemis. Je crains aussi que ma conscience ne me reproche de souffrir un pareil scandale.

1. Noua venona da voir que culla phi-ue etl eopiifi prewmfi Ifiiluelleuienl sur lus Mémoires de madame di: La fayeiii,

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