Madatno d<i Hnliilenon n'n jias pu (lire i!i'1te Dilteti
a. Tout iHilo B9l atiiurJe. La Deaumellu exat'''™ l'«necdo|B pour 'donner prïlexle aiiii <lânlanialîo|i9 qu'il prHe ù madame de Haln-
ANNÉE leR».
Cette année rettfertne b-ente-Sept lettres vraies et deux apocryphes. Sur ces trente-sept lettres, il n'y en a que dix de madame deStaintenon, les autres sont du duc du Haine, de 1 aliW flps Mardi- eic Lfi lettres de madame de Matiilenon p^e^entent peu d intc'rêl quoicpte Ion «oïl dans le Tell de la guerre de la ligue d Auffabourg, ces lettres ne font presque point d allusion du\ événements du temps, on ne saurait douter que madame de Namlenon n en ail éciit quelque chose mais re=t lettres auront élé perdues Le* plus int^ressante>- (vingt et une) de celte annëo ■sont relies du duc du Haine, qui a^ait dix neuf ans et était alort> a I armée de Flandre elles lémnignenl la médiocrité de cet eiè^e chéri de madame de Mainlenon qui au milieu des événements de la guerre, ne trome nen à écrire, même ad roi, et s occupe presque uniquement de fuldités On verra Surtout un mémoire sur le règlement de aon équipage de chasse ou le pau\re pnnte tombe à peu do chose près daui la niai-.erte Hâtons-nous de dire que la conduite et tes lettres du duc du Maine fureul ties-liom rahie* 1 année suivante
Dans cette année IG89, madame de Hainttnon est principalement Occupée de SaintCyr i c'est l'époque des représentations d'Esther et du commencement des réformes de Cette maison. On trouvera donc dans le^ Litllm/iislor. et édifiantes Vingt-deux lettres écrites aux Dames de Saint-Cyr, dix à madame de Hontfort, quatre k mudame de Vancy, deux à madame de Fontaine, deux h madame de Saint- Pars, deux à madame de Veilhan, une à madame de Uadouay, une A la communauté'.
168 CURBESPOMDANCE 6ËNËaALE.
LKTTRE CLXI (Li B.)
NOTE PRËLIHIHAIBE
Comme La Beaumelle n'a point trouvé de kdres de madame de Hajnlenon relatives aux. événpjnentâ de la révolution de Ifi^s, il y supplrà par une leltre à madame de Saint- Gérad, dont le fo:ids est vrai, mai? uù linvention se révèle par les détails. Ainsi le rëcit de l'arrivée du roi d'Angleterre il Sainl-Gennain n'est nullenieni exact: il ne parlo point de la présence de Louis XI\ , et contraste avec le Hcit de Dangeau.
« Entre cinq et six heures, dit le Gdélo dironiqueur, le roi monta en carrosse ai^ec Monseigneur et M. de Chartres et alla descendre au château de Sai ni -Germain. Il trouva la n.>ine d'Angleterre (arrivée de la veille) au lit. Il causa une demi-heure avec elle et la quitta quand on lui vint dire que le roi d'Angleterre éloit entré dan? la cour du chiiteau; te TOI alla au-devant de lui jusqu'à la ^iiirle de la salle des gardes. Le roi d'Angleterre se baissa jusqu'à ses genoux; le roi l'embrassa, et ils demeurèrent longtemps à s'entreembrasser, et ensuite le roi, lui h-'ii.ui! :<'>iiir)iir.- la main, le mena dans la chambre de la re'nw, --.i Ivuiiin'. it le lui présenta lui disant : «Je vous amène un homme que vous serez bien aise de voir, o Le roi d'Angleterre demeura longtemps dans les bras de la reine, et ensuite le roi lui présenta Monseigneur, !t[. de Chartres, les princes du sang, le cardinal de fionzi et quelques-uns des courtisans que le roi d'Angleterre connoissoit. Puis le roi mena le roi d'Angleterre chez le prince de Galles, et après l'avoir ramené chen la reine, en se séparant il lui dit : u Je ne veux point que vous me conduisiez : vousétes encore aujourd'hui chez moi, etc. n On va voir comment tous ces faits sont transformés dans la lettre à madame de Sainl-ûéran.
La suite de la lettre est également inventée atec des faits dont madame de Haintenon n'a jamais parlé. Quant i la lin,
elle diffère dans l'édition de Nancy et dans l'édition d'Amsterdam. Après ces mots : « Louvois n'a pas empêché la descente des Hollandois , » l'édition de Nancy ajoute : « Il ne l'a sue qu'après qu'elle a été faite ; tout cela sonne fort mal ; on prendra des mesures pour remettre les affaires; mais il eût mieux valu rompre les premiers desseins de M. d'Orange. Noailles et Boufflers commanderont, en dépit de Louvois, l'un en Catalogne, l'autre sur la Moselle ; je compte beaucoup sur eux, mais encore plus sur la justice de nos armes. » Cette fm a paru à La Beaumelle lui-même tellement fausse et maladroite, qu'il l'a supprimée et remplacée dans l'édition d'Amsterdam par deux lignes.
Le 9 janvier 1689.
Le roi d'Angleterre arriva avant-hier à Saint-GermalQ, avecle duc deBerwick' ; ce fut une chose bien touchante que sa première conversation avec la reine; ce prince la consoloit, et faisoit les plus tendres caresses au prince de Galles ; on ne peut avoir plus de fermeté ; cette insensibilité à la perte de tant de grandeurs est l'ouvrage de la grâce; il est beau de voir un roi confesseur! La corn* de Saint-Germain ne le cédera qu'à Versailles en magniQcence. Le roi ne quittera les armes qu'après avoir chassé le prince d'Orange*; on dit que c'est un second Cromwel; il est sûr qu'il s'est déjà emparé de la couronne; les catholiques sont dans l'oppression j et le parlement menace de les exterminer. J'ai tou-jours dans l'idée que si M. Colbert avoit vécu, tout cela ne seroit pas arrivé; on n'a point empêché la descente
1. Cela n'est pas vrai. Le duc de Berwick était arrivé la veille pour donner des nouvelles du roi à la reine.
2 . On va voir, dans la lettre suivante, que madame de Maintenon parle des événements d'Angleterre sur un autre ton.
170 COfiBBSPOWDABCË UËNËHAL!:.
(les HoDanclois; on en éloit averti depuis longtenijis : mais on De pouvoit ou l'on ne Touloit pas la croire ; Je pauvre Barillon est dfisolÈ '.
LETTRE CLXIÏ
A H. L'ABBÈ GOBELIN >.
A Suinl-Cjr, ce It linief H8Î.
Vous voulez savoir de mes nouvelles, et je vais TOUS en âlre moi-même. Je suis un peu tourmentée de mon mal de dénis; il Di'empéclie de venir ici faire mes dévotions ; je les ai faites ce malin. Toules nos Damus sont, ce me semble, dans de lionnes dispositions; madame la supérieure cii est Irès-coolente, cl je ne vois rien qui n'aille liien. La représenlalion à' Esther^ m'empêche df les voir si souvent que je la voudrois ; je ne puis plus eu supporter la faligae, et j'ai résolu, sans le dire, de no la plus faire jouer pour le public. Le roi vient*, et après cela nos actrices seront malades, el ne joueront plus qu'en particulier pour nous on pour le roi s'ill'or-