Mamiscrtls des Dames de Sahil-Cyr
A MADAME DE UnLNUN (IC90]. 230
doit èlre voire trésor, votre espérance, votre soulien; il faut que vous vous prépariez à recevoir la plénitude de son esprit. Je ne sais si c'est l'envie que j'en ai qui me donne ces espérances.
Que n'ont point fait ces premiers fidèles, et que n'onl-ils point souffert pour la gloire de Dieu, après avoir été revûlus de la vertu d'eu liaut et remplis du Saint-Esprit? Je ne puis m'empêchor, madame, de vous le souhaiter en piénîiudo. Il y en a de trois sortes dans l'Écriture : une plénitude de suffisance, c'est celle du commun descliréliens; une plénitude d'abondance , c'est celle des grandes àmcs que Dieu destine â de grandes choses.
Il y en a une de surabondance, comme celle de la sainte Vierge lorsque le Saint-Esprit survint en elle, élant déjà pleine de grâce et ayant déjà trouvé grâce devant Dieu.
Que les fortunes du monde sont méprisables en comparaison de celles que font les personnes de bonne volonté auprès de Jésus-Clirisi 1
LETTHE UGVIII
A MADAMli DE liRINON '.
II est vrai, madame, que nous avons été bien touchés de la mort de madame la Dauphine, et qu'une pareille scène est bien propre à faire faire de se-
d30 C0RRE$1»0NDÂNCE GÉNÉRALE.
rieuses réfleKÛms; mais tout le monde ne voit point si clair que vous, ni n'est si bien préparé à profiter de tout ce qui se présente. Pour moi, ma trèsrcbëre, je ne fais pas le ehi^nin que vous dites, et c'est ma £aute tout entière. Dieu fait tout pour m'attirer, et je sais bien eonyaincue qu'une autre eeroit toute à lui; je le suis fort aussi qu'il est seu! digne de remplir notre cœur. Priez^e pour moi^ je tous en supplie. Le roi est en bonne santé ; je lui ai fait votre compliment, qu'il a reçu comme il a toujours fait ce qui venoît de vous.
LETTRE GCIX