‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon: publiée pour la première fois sur lesChapitre 210 sur 359 · Le bref du 18 Cé^Tler · texte numérisé non relu

Le bref du 18 Cé^Tler

A MADAME DE HAINTEHWf (ffiSO). 331

rifftt silût, et Diea Teaille qa'elle-même n'en ait pas été surprise! Elle a montré de la piété et du courage. Le roi la vit expirer après avoir éié une heure i prier au pied de bod lit. Vous aurez m ta pension qu'il a donnée à Bessola. On parle déjà de marier Monseigneur, qui a été plus touché qu'il n'a su le montrer.

Adieu, monsieur le duc; le monde passe, et nous passerons à notre tour. Le bon parti est d'y penser, TOUS le savez mieux que personne, et je ne sais Ikdessns que ce que tous m'avez appris. Je n'oublie pas ces heureux temps', et je conserverai, toute ma vie, pour vous, t'estime, la tendresse et le goût que j'ai toujours eus. Vous m'écrivez avec une cérémonie très-déaobligeante.

LETTRE CGX

La campagne de tOSO était commencée. La France avait cinq armées ; l'armée d'Allemagne, commandée [>ar Monsei' gneur et le maréchal de Lorgoa, avec trenle-quatre bataillona et cent onze escadrons; l'armée de la Moselle, commandée par M. defloiidlers avec vingt quatre bataillona et soixantequatre escadrons; 1 armée de Flandre, commandée par H. de Luxembourg, et ou servait le duc du Marne comme maréchal de camp commandant la lavaleno elle comprenait trente-sept bataillons et quatre-vmgt onze escadrons; l'armée du Dauphine comnijndée par M de Catinat, avec

1. Ou «oit arcF quelle Bisaucemadaïae du Mainlenon parle dex lemps de sa jeunesse tant calomniée, et & eeui qui en avaient f.if.

treize bataillons et quarante escadrons; l'armée de Catalogne, commandée parM.deNoailles; l'armée d'Irlande, etc. Madame de Maintenon reçut pendant cette campagne huit lettres du duc du Maine, et qui contrastent avec celles de l'année [précédente, cinq du Dauphin, outre des billets de Louis XIV, etc.

LE DUC DU MAINE A MADAME DE MAINTENON K

Au camp de Deinsse, ce 14 juin 1690.

Je ne me sens pas, madame, de la lettre du roi et de la vôtre; la joie m'empêche souvent de m'exprimer, c'est ce qui me fait craindre de n'en pas assez témoigner au roi. Mais vous me connoissez et savez à quel point je sens tout ce qui me vient de sa part; dites-lui bien, madame, je vous en prie^ et peignez-moi pénétré de toutes ses bontés; cherchez les termes les plus forts et craignez encore avec tout votre esprit de n'en pas dire assez; prenez après vous et donnez là-dessus carrière à votre imagination. Je vous dirai, par parenthèse, que je ne me gale point et que les dernières grâces me touchent autant que les premières.

Adieu, madame, je suis ravi que le foible que vous avez naturellement pour moi se fortifle de l'estime, car c'est pour n'en jamais voir la fin.

1, Autographe des archives de Moucby.

A MADAME DE MAINTETÎON (1690). 233

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