LETTRE CCXI
Au camp de Yachenheiin, ce 25 juin 1690.
J'avois différé jusques à celte heure à vous écrire, de peur de vous importuner, et j*aurois attendu que ce fût pour une meilleure occasion; mais comme il ne s'en présente point, je n'ai pas pu être davantage sans vous témoigner l'amitié que j'ai toujours eue pour vous, et je me flatte que vous n'en doutez point. Je vous prie de dire au roi que je vous mande que je suis comblé de toutes les amitiés qu'il me témoigne dans ses lettres et que je ne songe au monde qu'à lui plaire. Je crois que je ne le saurois mieux faire qu'en m*appli quant à faire mon devoir, ce que je fais le plus qu'il m'est possible. Je vous prie en même temps d'être persuadée de l'amitié et de la confiance que j'ai pour vous et que je ne perdrai pas une occasion de vous en donner des marques.