LETTRE CCXIX
Ce 18 juillet 1690.
J^ai fait tous vos compliments au roi sur le bonr heur de ses armes ^ et sur le mérite personnel de M. le duc du Maine; il m'a chargée de vous en re-
!• Manuscrits de mademoiseUe d'Aumale.
2. La bataille de Fleuras et la bataille navale de Beachy-Head.
A MADAME DE MAIHTENOK (1690), 241
mercier et il est Irès-persuadé que vous y prenez un intérêt particulier. Pour moi, il est vrai que j'ai une grande joie de l'un et de l'autre, et que je suis ravie de pouvoir espérer la pain, qui est, ce me semble, tout ce que nous avons à désirer. Après tout, il n'arrivera que ce qu'il plaira à Dieu, et c'est un grand repos de ne vouloir jamais autre chose. Je suis plus accablée que je ne l'ai jamais été, et vous le devez croire, puisque je vous écris rarement; car vous savez le goût que j'ai pour votre commerce sur quelque Ion qu'il soit. Il faut se priver du plaisir et se donner aux affaires, puisque Dieu le veut ainsi. Je crois pouvoir vous promettre que M. l'abbé Anselme prêchera l'année qui vient à Saint-Cyr, à la Saint-Louis. Ne vous a-t-on pas envoyé votre pension? Je l'ai dit à la première demande que vous m'en avez faite.
Adieu, ma trés-chère, je ne cesserai de parler au roi pour la pension de voire princesse que lorsqu'elle en sera payée.