‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon: publiée pour la première fois sur lesChapitre 268 sur 359 · Voir page · texte numérisé non relu

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3 . Madame de Maintenoa était fort embarrassée pour trouver des établissements aux demoiselles de Saint-C^T, soit dans le monde,

Ai dans les couvents.

billet à part pour combien on la prendroit, et les austérités de la règle ; nous en avons qui veulent élre capucines et filles de VAve-Maria. J'ai fait mon possible pour détourner Pontbriant * d'être carmélite; mais il n'y a pas eu moyen. Elle me persécute pour partir, et je viens tout nouvellement de l'arrêter pour passer l'hiver avec nous: elle vouloit partir incessamment; ses confesseurs et directeurs disent que sa vocation est solide, et si elle subsiste jusqu'au mois de mars, je ne puis plus la retenir. Nous en aVons placé plus de douze cette année. Priez bien Dieu, et le faites prier pour qu'il bénisse Saint- Cyr et nous fasse prendre un bon parti en lui donnant une forme, dés que les bulles qui sont accordées seront arrivées. C'est une affaire très-difficile : il faut des vœux solennels, si l'on veut de la stabilité; la fondation aura de la peine à se soutenir dans sa régularité, et sa singularité ne permet guère de l'attacher à unordre^. La volonté de Dieu soit faite, et n'importe comment; travaillons de tout notre cœur et mourons en àisani Lœtatus sum^ comme votre sainte religieuse. Je fais souvent vos compliments au roi : il conserve beaucoup d'estime pour vous; il est en parfaite santé; il n'y a bien qu'il ne fît si nous avions la paix.

Adieu, ma très-chère.

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