‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon: publiée pour la première fois sur lesChapitre 294 sur 359 · LETTRE CCLXXXIV · texte numérisé non relu

LETTRE CCLXXXIV

À M. LE GOMTS DE GAYLUS>.

Dinant, î 4 juin 1692.

Je ne croîs pas, monsieur, que le roi dispose des abbayes qui sont vacantes, qu'à la première fête qu'il fera ses dévotions; au moins, c'est sa coutume; cependant vous ne pouvez manquer à solliciter le père de La Chaise. Je me mêle peu de ce qui regarde les bénéfices, et je crois qu'il faudroit laisser M. l'abbé de Caylus s'affermir dans les devoirs de sa profession avant de lui désirer du bien d'Église.

s U cuisse ; et M. le comte de Toulouse, qui étoit entre le roi et Monseigneur, eut une grosse contusion au bras; la balle, avant que de le frapper, toucha un gabion, sans cela le coup auroit été plus grand. Le roi s'aperçut bien au bruit que ût le coup que quelqu'un auprès de hii avoit été touché ; M. le comte de Toulouse dit : « Je sens quelque petite chose; mais je crois que ce n'est rien. » Il défit sa manche, et, voyant la contusion, il se mit à rire; • 1 . Autographe dtt cabinet de M. Feuillet de Conches.

340 COURËSPOMDANGE GÉNÉRALE.

Adieu, monsieur le comte, je prie Dieu qu'il vous conserve et que Namur soit bientôt pris* Je suis voire très-humble et très-obéissante servante.

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