LETTRE CCLXXXV
k M. MANGE AU*.
A Dinant, ce 27 juin 1692.
On ne peut trop prier pour le roi, il veut tout voir par lui-même, et cela ne se peut sans s'exposer.
Nous ne serons de retour à Versailles apparemment qu'à la fin de juillet; je voudrois bien que ceux à qui je donne en ce temps-là n'en pâtissent pas, et que vous leur payassiez leur quartier comme j'ai accoutumé. M. Delpech vous donnera les 4,500 francs qu'il me donne chaque quartier*, et vous avancerez bien le reste.
Dites à mademoiselle Balbien que M. Talon m'écrit la grande misère des Irlandais, qu'elle donne de l'argent si elle en a.
Je crois aussi que M. Bontemps voudra bien avancer cent pistoles sur les derniers mois que le roi n'a pas payés.
Mes compliments, je vous prie, à MM. de Saint-. Lazare.
Personne ne croit plus que M. le prince d'Orange ait d'autre dessein que de ruiner la cavalerie du roi,