‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon: publiée pour la première fois sur lesChapitre 352 sur 359 · Autographe du cabinet de M. le duc de Gambacérès · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. le duc de Gambacérès

que notre secret a été découvert, et que c'est ce qui a déterminé M. Tarchevôque à ce que je vis arriver à Fontainebleau avec beaucoup d'étonnement et de chagrin, prévoyant bien que les choses ne pourroient se conduire comme nous les avions projetées. Je n'ai rien à dire, puisque vous croyez qu'il n'y a plus rien à faire. Dieu veuille achever ce que vous aviez commencé et éclairer les personnes que nous avons cru prévenues! Il ne faut vouloir que ce qu'il veut, et je n'ai qu'à me conformer à ce que vous jugez à propos. Je n'ai rien su de M. Tévéque de Meaux. Nos amis ne me disent rien, et je n'ai plus, monsieur, qu'à vous assurer qu'il n'y a personne qui vous honore plus que je le fais, et qui ne soit avec plus de vénération et de respect votre très-humble et très -obéissante servante.

Je ne puis écrire à Ghàlons sans assurer madame la duchesse de Noailles de mes très-humbles respects. J'ai eu bien de la peine de celle que M. le duc de Noailles aura sentie de l'affaire de Barcelone^ Je voudrois qu'il fût moins sensible, et qu'il se contentât de trouver le roi comme il le trouvera ^

1 . Le roi avait ordonné à M. de Noailles de faire le siège de Barcelone et avait fait partir à cet effet la flotte de Toulon. Mais M. de Noailles, dit Dangeau, « ne jugea pas qu'il fût possible de faire le siège présentement, notre armée étant fort diminuée en ce pays-là. > Il faut voir là-dessus le conte que fait Saint-Simon (t. Il, p. 35] et qu'il intitule : « Horrible trahison qui conserve Barcelone à l'Espagne. » Cette horrible trahison, qui n'a existé que dans Timagination de Saint-Simon, est amplement réfutée dans les Mémoires de Noailles, rédigé» j^BT l'abbé Millot, p. 60 (édit. Michaud et Poujoulat).

2. LaBeaumelle ajoute de son invention : « H pardonne dlQllement les fautes, mats 11 n'impute pas le malbenrs. »

A M. l'évéque de chalons (1694). 421

LETTRE CCCXLIV

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