I . Manuêcritê de mademoiê^le d'Àumale
A XADAME DE BRINON (4686). 35
€ore mort : sa charge vaat mille écus de rente. Le roi nous la fait espérer sans nous la promettre positivement ^ ; il donnera mille francs de pension jusqu'à ce qii^l ait donné un emploi à M. de Maine ; et comme il compte après cela de retirer la pension, elle ne peut être au dernier vivant. Si l'affaire vous platt à ces conditions-là, trouveriez-vous mal à propos que Saint-Gyrlui donnât' deux cents pistoles au lieu de cent ? Ces choses-là ne doivent point être limitées et doivent se régler selon les occasions ; mais je voudrois qu*il confessât avoir reçu les deux mille deux cent cinquante livres, afin qu'elle eût encore à les reprendre sur son bien et sur ses meubles.
Je compte de lui donner cinquante louis dans une bourse, pour que, dès les premiers temps, elle n'ait pas à demander des souliers à son mari, et je vous assure, ma très-chère, que je donnerois de mon sang pour vous faire plaisir. Je ne vous dis point l'édification où je suis de votre vertu; je n'en ai pas le temps; je suis accablée. Je m'en vais à Saint-Gyr où j'espère vous donner un plaisir aujourd'hui. Tournez votre journée de façon que je puisse vous avoir chez moi depuis une heure jusqu'à deux.
Communiquez tout cela à M. Arnault, je vous en prie, et qu'il reçoive bien le cavalier dont il est question.
1 . 11 8*agit du mariage d'une demoiselle de Saint-Cyr ayec un gentilhomme nommé de Maine, que le roi devait nommer lieutenant de roi à Montpellier.