On^ c'est-à-dire le roi
A M. l'abbé €fO»BET:nr (l<>87]. ' 19
LETTRE Cil
HOTE PBÉLI11INAIB.E
On était alors tout occupé du réqkmimt des frontières, et Lomois \i3ita cette année tcrates les places d* Alsace. Le roi le rejoignit à Luxembourg : il partit le îf mai avec mm partie de sa cour ; il avait dans son carrosse ses filles, la duchesse de Bourbon et la princesse de Conti, madame de Maintenon, mesdames d'Harcourt et de Chevreuse. Le voyage se fit en chassant et en jouant, le roi dissimulant sous ces amusements la gravité de ses projets. On n'arriva que le 21 mai. Luxembourg avait été conquise trois ans auparavant, et Vauban venait de la fortifier. « Sa Majesté, dit Dangeau, parut charmée et surprise de la situation hîzarre de la {^ace et de la beauté des fortifications*.. Le roi y resta cinq jours, étant bien aise de voir la place à loisir. » H revint à Versailles le 7 juin. Madame de Maintenon, s'étaiit trouvée malade à Longwy, était partie avant ?uf, aecoinpagnée d'un éceyer du roi et de quatre gardes du corpa: a A Éiain, dit Dangeau^ elle fit de grandes charités à.lmnir coup de pauvre noblesse. »
A M. L'ABBÉ GOMSLIN ^
A Luiembourg, ce 25 mafteBT..
Je vous suis fort obligée de la peine que vous ares prise d'écrire ce que vous m'avez envoyé et de Tîntenlioa que vous avez pour ce qui m'est le plus nécessaire; je me réjouis du retour de votre santé, car j'avois fort appréhendé que le mal qui vous avoit fait quitter Saint-Cyr n'eôt eu une plus longue suite* Il ne ine vient de ce lieu que^des nouvelles agréabla,
1^ Hanuscrif^ des Dames de Saînt'Cyr^
et je souffre quelque peine d'en être si loin; il faut pourtant se détacher de cet endroit-là comme des autres. Je suis un peu incommodée d'un rhumatisme qui ne m'empêchera pas pourtant de partir demain, s'il plaît à Dieu ; j'espère vous retrouver encore à notre maison, ou du moins que vous y reviendrez bientôt. Vous savez combien votre commerce m'est utile et agréable.
LETTRE cm
Marly Juillet 1687.
J'ai fort peu de loisir ici, et les grands ne me quittent guère. Votre lettre m'a fait grand plaisir, le style en étoit fort gai, et je suis ravie quand vous vous divertissez un peu. Mandez-moi de vos nouvelles, et si M. Gobelin est à Saint-Cyr; car si cela est, vous verrez demain trois dames à ses pieds. Adieu, ma très-chère.