LETTRE CVI
A M. DE YILLETTE, A PARIS*.
Ce 2 août 1687.
M. le comte de Caylus^ dit encore hier au matin à Suson que M. Delpech gouverneroit son bien d'Auvergne, et le soir, en revenant de Paris, il lui dit qu^îl ne vouloit plus; voilà l'ouvrage de M. Tabbé» Cependant, pour ne pas cabrer cet esprit brutal et farouche, il ne faut point lui proposer de rompre avec Tabbé deLaurière ; mais il faut lui dire qu'il doit penser à se bien mettre avec moi, puisque c'est le seul moyen de jouir en repos de son commerce. Pour cela, il faut que M. le comte de Gaylus n'aille point en Auvergne; il faut que M. Delpech gouverne ces biens-là; il faut qu'il se raccommode avec sa mère; il faut qu'il voie avec atoilié tous ses proches et qu'il prenne en tout une conduite par rapport et de concert avec nous; il faut lui faire voir les douceurs de cet état-là et les avantages qu'il peut en tirer, et en même temps ce qu'il deviendra, si, brouillé avec