Memuscrits dés Dames de Saînt-Cyr
2. Madame de Maintenon ne fut pas longtemps à voir quel triste mari elle avait donné à sa nièce ; elle en écrivit à M. de Villette et chercha avec lui les moyens de remédier au mal.
86 COSHESPONDAHCE GÉNÉRALE.
loQte sa famille, il se brouille encore avec moi, et de quel air il sera à la coUr. Montrez-lui aussi, s'il fait ce que je désire, le plaisir qu'il aura de m'aoïeaer l'abbé de Laurière, que je traiterai fort bien dès qu'il sera en effet dans ses intérêts. Il chanta pouille hier à sa femme sur ce qu'elle avoit été saignée; il déclame contre la médecine de mademoiselle Roydot, et il Êtoil comme \m fou, ou plii!ôl comme un ivrogne ; il veut manger séparément de sa fi?mme pour boire avec moins de témoins. C'est, cuire nous, un mal- . honnête homme; mais on ne le sait point encore dans ce pays ici et il seroit temps de changer. Ne pourriez-vous point parler de ma part a cet abbé? Enfin vous files sage et habile, raffaire est de conséquence, agissez et soulagez-moi, car je ne pourrois soulenirTimportunité du gouvernement du mari et de la femme, et je suis levée à six heures du matin pour trouver le temps de vous écrire ; j'ai écrit aussi à M. de Lamoignon.