MenascriU de* DatKei dt Sainl-Cgr
A m; de TItXBTTB (1687), 91
chargez, car il seroii désagréable qu'elles ne se trouvassent pas comme vous tes arez proposées. H. de SeigQclay a persuadé au roi que mademoiselle de Saint- Lanrent étoil sur le pointde faire sa réunion, et si elle part sans que cela soil fait, on en sera assurément mécontent. Ne vaudroit-ii pas mieux la remettre aux Nouvelles catholiques, et qu'elles'en démêlât comme il lui plairoil? Jci vous avoue que je n'aime point à me charger envers Dieu ni devant le roi de tous ces relardemeiils de conversion, et que j'aurois aussi du chagrin de vous voir déplaire quand vos intentions sont bonnes.
On prétend aussi que cette mademoiselle de Boisragond n'écoule point, et qu'elle ne sera de longtemps convertie; cela sera encore sur.votre compte. Madame de Sainte-Hermine n'a point communié, et c'est son mari qui l'en empêche ; je suis indignée contre de pareilles fonversions. L'état du chevalier de Sainte-Hermine est déplorable, mais il n'a rien de honteux, et celui de ceux qui abjurent sans être vétaLlcmenl catholiques est infâme.
Toutes ces raisons-là ne me convient pas à mettre M. de Sa i nie-Hermine en liberté; faites de votre mieux là-dessus, je vous en conjure, mais ne les soutenez pas trop, car cela seroitpris ici pour être mauvais calfiolique.
J'cii>.'>ii> 1.1 l'-^c de Maillyà Paris, ne pouvant
pins soutenir l'embarras où elle se trouve. Il sera bon, je crois, que vous entriez un peu dans ses affaires; je ne veux poiat la revoir qu'elles ne soient réglées.
93 COHRESPOKDABCE GÉHÉRALB.
Je Tons enverrai le comte de Caylus dès qu'il sera de retour d'Anet, afin que voua régliez toutes choses avec lui ; je crois que M. Delpech seroit utile dans ce conseil -là. Si vous jugiez que j'eusse quelque chose & faire là-dessus, tous n'avez qu'à dire, pourvu que ce floit une décision prompte, car j'ai peu de temps à donner.
Adieu, mon cher cousin; voilà des commissions fort pénibles ; mais ce sont de honnes œuvres, el il en faut faire.