Marcellus Politique de la Restauration^ p
875 [24 décembre 1822.]
A Madame Récamier.
Mardi matin.
Je n'ai pas dormi. Ma pauvre tête, sans compter le cœur, est bien malade. Je suis bien dég-oûté ce matin, et je voudrais qu'on n'eût jamais pensé à cela. J'espère encore que le maître refusera sa signature. Nons ne saurons rien aujourd'hui, et cette attente est bien pénible. Je vous verrai à notre heure. Vous me donnerez la force que je n'ai plus. ^
876 [Vers le 25 décembre 1822.]
A Madame Récamier.
Paris, 1822.
J'ai vu Polignac. Je lui ai déclaré que la chute de Villèle était la mienne, et que j'avais lié mon sort au sien, par la raison que lui seul avait été franc et loyal pour moi. Vous voyez qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter. J'ai déclaré en même temps à Polignac que je n'étais point l'ennemi de M. de Montmorency, et que loin de désirer sa place et de rester à favoriser les ambitions et les partis, j'allais retourner à Londres.
Quant à vous, je vous aime plus que ma vie. De quoi vous plaignez-vous ? Je souffre horriblement, mais je suis à vous, peines et plaisirs, joies et douleur;?. A demain. ^