‹ Correspondance générale (volume 2)Chapitre 111 sur 149 · Archives de Combourg · texte numérisé non relu

Archives de Combourg

A la comtesse de Marigny.

Tu entendras enfin parler de moi, chère amie. Je suis dans ma Vallée au milieu des neiges, plantant et bâtissant. Nous aurons bientôt un toit à te donner.

Le cousin Moreau arrive de Russie et m'a écrit pour venir le voir. Je lui ai répondu de venir et je n'ai plus entendu parler de lui. Sais-tu où il est et l'as-tu vu ?

Je t'envoie mon adresse afin que tu saches où prendre ma seigneurie, en cas que tu aies besoin d'elle. Je te souhaite mille joies et te prie de me donner de tes nouvelles. Je t'embrasse de tout mon cœur encore trois ou quatre fois, ton frère dévoué.

A Val de Loup près d'Aunay par Antony dépt de Seine.*

164^ [Fin février ou début de mars 1809.]

A la comtesse de Marigny.

Je t'envoie ma redingote, mon chapeau, mon pantalon, mon gilet et une paire de bas, fais porter tout cela au geôlier, fais acheter des souliers si cela est nécessaire, je joins à tout cela ma cravate noire. Je ne fais que courir pour cette malheureuse affaire. J'ai encore des espérances ; mais songe qu'ils comparaissent aujourd'hui au Tribunal et qu'il faut qu'il - soit habillé de bonne heure.

Je t'embrasse,

Tout à toi.

Ce mardi 11 heures soir.^

Page 1