Archives de Combourg
— 32;) — /^/» 18 mai 1810.
A la comtesse de Marigny.
^ Pardonne, ma chère bonne amie, j'ai été dans les embarras d'un arrang-ement définitif avec un libraire, et après beaucoup de tracasseries j'espérais enfin terminer mes affaires. Les Martyrs vont bien et les beaux [vers] de M. de F[ontanes] ont obligé M. H. à une suite de la publication. Voilà les nouvelles. J'irai voir Zoé ; ma femme est presque toujours dans son lit, elle n'a pu aller la chercher. Je me prépare à retourner dans mon désert, très incessamment. A l'heure où tu y penseras le moins attends-toi à voir mon ingrate figure. Si tu t'étais gênée pour cet argent tu m'aurais fait beaucoup de peine.
Je t'embrasse mille fois -.
i8'2^ [20 juillet 1810,] 3
A la comtesse de Marigny.
M**® de Gh[ateaubriand] a été bien malade, chère sœur, elle a eu la rougeole et elle n'est pas encore sortie d'affaire. J'ai pensé ne pouvoir la garder.
Remercie pour moi un million de fois M. l'abbé Garon ; il a raison, son présent m'est encore plus agréable donné par ta main, malheureusement je ne pourrai lui être utile dans les journaux,
1. Sur la même feuille, en tête, nous trouvons cette première lettre, écrite par M™* de Marigny à son frère :
J'ai reçu la nouvelle, mon cher Françoia, que f allais toucher un léger accompte sur mes chicanes. Je fais porter ce petit trésor que tu m" avais laissé, espérant que Justice entière me sera rendue. Zoé a passé hier la Journée avec moi et me prie de te dire qu'elle avait passé deux fois chez toi.