‹ Correspondance générale (volume 2)Chapitre 115 sur 149 · Archives de Combourg · texte numérisé non relu

Archives de Combourg

3. Le rapport déclasse de l'Institut pour les prix décennaux est du 13 février 1811.

4. D'après l'original autographe. — Archives du château de Maucreux.

190^ 29mail8H.

A la comtesse de Marigny.

Ce n'est point un conte, nous irons en Bretagne, où j'espère bien t'embrasser. Oui, j'avais cet extrait du Génie du christianisme ; au milieu de ma bagarre, je l'ai brûlé avec tous mes papiers, lettres, etc., j'en suis désolé ^ mais c'était une précaution tout à fait nécessaire.

Bonjour, chère sœur, l'air natal te fera du bien et tu retourneras engraissée et bien portante cet automne dans les champs paternels. Je t'embrasse mille fois. *

190^ Jeudi 6 [juin 1811].

A la duchesse de Duras.

M**® de B[érenger] chère sœur, est une femme terrible. Elle me fait mille querelles avec vous. Ici pourtant rien que de très simple. Elle et Adrien me dirent que vous veniez de leur écrire des lettres très agitées et me demandèrent si j'en avais aussi reçu quelques unes. Je dis qu'oui et qu'en effet vous paraissiez triste. Voilà tout, uniquement tout. Je n'ai jamais montré une seule ligne de votre écriture à M**'^ de B[érenger] Passons à une chose qui m'afflige bien davantage.

Bon Dieu, que ne vous déterminiez-vous plutôt ! J'ai donné congé pour cette maison. Mon appartement est loué. Je n'ai plus d'asile qu'à la Vallée. Il m'est impossible de passer plus de deux mois où je suis. Il m'en coûte mille francs par mois tout compris, ce qui est le double et presque le triple de ma dépense à la Vallée. Mais, chère sœur, une petite chose me console. Si vous

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