‹ Correspondance générale (volume 2)Chapitre 127 sur 149 · Archives de Combourg · texte numérisé non relu

Archives de Combourg

2. Philippe-Jean-Paul Pelletan, dernier médecin de Louis XVII, pendant l'ouverture du corps, osa soustraire le cœur et le conserva jusqu'à la Restauration. Il essaya vainement de l'offrir à la famille royale : « M. de Chateaubriand ayant parlé avec son éloquence ordinaire, dans la Chambre des Pairs, du malheureux Louis XVII et des devoirs à remplir à sa mémoire, je crus que je ne pouvais mieux faire que de l'inviter par écrit à se transporter chez moi pour une afTaire qui l'intéressait ; il vint le lendemain. Je lui donnai connaissance du tout, il me prêta une attention affectueuse et ne me donna aucune parole, ne sachant, me dit-il, s'il en parlerait à S. M., à la Chambre, ou à madame la duchesse [d'Angoulême]. Je ne sais si M. de Chateaubriand a parlé à quelqu'un, mais je n'ai plus eu de ses nouvelles. » {Narration simple et vraie des démarches que Je nai cessé de faire infructueusement pour parvenir à déposer convenablement le précieux objet que je possédais, dans la Revue rétrospective, 1894, t. XX, p. 159.)

Le billet que nous imprimons ici est l'annonce de la visite de Chateaubriand. La date nous est fournie par celle du discours, qui fut prononcé le 9 janvier 1816.

letan. Il aura l'honneur de passer chez lui entre onze heures et midi, demain samedi, 13 de ce mois.

Ce vendredi 12 janvier. ^

'263^ 4 octobre 1816.

A la comtesse de Marigny.

Je te remercie je tâcherai d'aller t'embrasser aujourd'hui. Voilà

un exemplaire pour ton[ ], et tu voudras bien la remercier

pour moi. Mes affaires vont bien. Les journaux angolais, même ceux du ministère anglais, me portent aux nues, cela fait enrager mes amis de Paris. Les élections s'annoncent bien. J'ai reçu hier soir un mot de Vijlèle, il est nommé, au reste notre sort se décide aujourd'hui.

4 Octobre 1816. 2

%5^ 20 octobre 1816.

A ri

Paris ce 20 S^'^ iS\6.

J'ai reçu vos beaux vers, Monsieur : ils sont dignes de la belle Isaure, par le talent qu'on y remarque, et dignes de votre Patrie par les nobles sentiments dont ils sont remplis. Le suffrage des hommes tels que vous me console des persécutions révolutionnaires. Je ne prétends point aux honneurs, que vous voulez bien m'annoncer ; mais j'aime votre muse lorsqu'elle prophétise le bonheur de la France.

Agréez, Monsieur, mes remerciements sincères et l'assurance de ma considération la plus distinguée.

Le V^« de Chateaubriand. -^

i . Narration..., p. 157, note 1.

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