‹ Correspondance générale (volume 2)Chapitre 131 sur 149 · Quelques mots illisibles · texte numérisé non relu

Quelques mots illisibles

A Peltier.

...Cette époque si difficile de ma vie m'a donné la satisfaction d'empêcher beaucoup de mal et de faire quelque bien. Le temps de la justice viendra et je l'attends.

Je voudrais bien qu'il fût venu pour vous. J'ai trois fois sollicité M. le duc de Richelieu. Il se rappelle très bien votre nom et vos services. Mais nos ministres ont une circonspection désespérante. Ils n'osent rien. Nous sommes bien punis d'avoir trop osé pendant vingt ans. Votre vrai lot serait d'être attaché au département des affaires étrangères. Vous pourriez, ce me semble, y rendre d'éminents services. Je ne me découragerai point, je reviendrai à la charge. Quoique M. de Langeron soit bien loin, ne pourriez- vous réchauffer son ancienne amitié pour vous ? Il a près du ministre beaucoup d'influence...

...On me dit que vous avez toujours conservé la jeunesse de votre imagination et la gaîté de votre caractère. Il n'en est pas ainsi de moi. Je suis vaincu du temps. J'en perds les yeux. Mon écriture vous le prouvera. Je vois à peine ce que j'écris. Mais mon vieux cœur sera toujours sensible, et je n'oublierai jamais les moments heureux passés près de vous dans les jours de l'exil...!

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Samedi, janvier 1817.

Je t'ai envoyé hier mes Mélanges par Gerbert ^. Je t'envoie les

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