Blacas
cour avant-hier, m'a raconté la dernière éruption du Vésuve. C'est la plus belle quil ait jamais vue. Toute la campagne était éclairée jusqu'à Gaëte. Encore passe : c'est quelque chose qu'un volcan. Je compte toujours être à Paris vers le milieu du mois prochain. Je passerai par Gênes que je ne connais pas, et, après cela, je renonce à tout voyage. J'en ai assez. ^
SbO^ 7 novembre [1822].
A la duchesse de Duras.
Vérone, ce 7 novembre.
On fait partir subitement un courrier sans m'en avertir ; on vient me dire que les chevaux sont déjà mis à la voiture. Je ne puis que vous dire que j'ai reçu hier par le courrier autrichien votre lettre du 31 octobre. Je trouverai moyen de faire connaître à Alexandre les belles choses que vous me dites de lui. Il faut finir. -
850^ 41 novembre 1822.
A la duchesse de Duras.
Vérone, ce 11 novembre 1822.
Je vous écrirai demain une très longue lettre par le courrier français que nous expédierons avec des dépêches. Aujourd'hui je ne vous expédie qu'un petit mot par le courrier anglais qui m'a apporté hier votre lettre du 4.
Tous vos ragots sur M™® M[athieu de Montmorency] sont vrais,
1. VdÀWiQS La duchease de Duras, p. 222-3, — CoUationné sur l'originah autographe. — Archives de Chastellux.
2. Pailhès La, duchesse de Duras, p. 223. — CoUationné sur l'original autographe. Archives de Chastellux.
mais à moitié. Elle n'est venue (ju'à (Ihainbérv, où nous lui avons envoyé un courrier pour lui apprendre ([ue le départ de son mari était diiïéré. Mathieu ne quittera Vérone que le 18, et il est probable que le Congrès sera clos quinze jours après. Je compte donc être à Paris du 10 au !*> de décembre. Je vous parlerai à fond du Congrès dans ma grande lettre qui partira demain et qui vous arrivera peut-être aussitôt que ce billet. Reconnaissezmoi donc au moins la vertu de l'exactitude.
Hyacinthe est malade de toutes sortes de maux. Mais j'espère qu'il se guérira lui-même sans avoir recours aux médecins qui le tueraient peut-être ; tant ils s'entendent peu sur le remède à lui donner.
Henri se porte toujours bien. Nous avons tous été souffrants d'un mal peu agréable pour un Congrès. Nous sommes tous guéris : on attribue cela à Teau du pays. Jugez toutes les plaisanteries que feront sur nous les libéraux.
* Le courrier anglais qui devait vous porter cette lettre n'est pas parti. Vous n'y gagneriez rien, et vous aurez tout à la fois.-
S5^^ 13 novembre [18221.
A la duchesse de Duras.
Vérone, ce mercredi soir 13 novembre.
Un courrier de Rothschild qui part ce soir vous portera ces deux mots pour vous dire que Flavigny, arrivé ce matin, m'a apporté votre lettre. Je vous ai écrit hier par un courrier français une énorme lettre. Vous serez contente de moi. Pour Hyacinthe, il est très mal, et moi, je suis d'avis à présent qu'il faut le gué-