Affaires étrangères. — Angleteire
Des nouvelles du commerce de Vienne du Si mai et de Pétersbourg du ^6 du même mois, continuent à donner des assurances de paix ; lord Londonderry m'a lui-même parlé de ces nouvelles auxquelles il paraissait ajouter foi.
J'aurai l'honneur de faire ma cour au Roi, le 12, le 13 elle 14, au lever, audrawing-room, et au bal de S. M. Britannique. Je donnerai moi-même le ^4 de ce mois, au prince et à la princesse de Danemark, une petite fête à laquelle S. A. R. le duc d'York s'est lui-même gracieusement invité . Le prince de Danemark a reçu la lettre de Sa Majesté Très Chrétienne avec la plus vive reconnaissance.
On parle très bien de notre nouvelle session, et les Royalistes commencent à inspirer la plus grande confiance. Il y a un changement notable sur leur compte dans les esprits.
J'ai cru qu'il était utile au service du Roi, mon Maître, que M'"^ la marquise de Conyngham me vît avec bienveillance ; j'ai, en conséquence, recherché la société de cette dame qui me traite avec toutes sortes de bontés. J'ai su par elle que l'idée du voyage de Sa Majesté Britannique sur le continent n'était pas tout à fait abandonnée. Les ministres et les hommes d'Etat ne croient pointa ce voyage, mais, dans les choses qui lui sont personnelles, le Roi Georges IV a une volonté sur laquelle les ministres n'ont souvent aucun pouvoir. ^
J'ai l'honneur d'être avec une haute considération. Monsieur le Vicomte,
Votre très humble et très obéissant serviteur, Chateaubriand. -
A S. Exe. Monsieuj' le Vieomie de Montmorency. ^
i. Le comte d'Antioche {Chateaubriand ambassadeur à Londres, p. 279) a publié ce paragraphe.