ArcbiTes de Polignac
2. Original autographe. Affaires Étrangères, Prusse 26^5, f* 221.
arriver à ces commissaires portugais qui négocient sous la médiation de rAutriche. Un d'eux, M. Gammeiro, était ici chargé des affaires du Brésil. Vous trouveriez de la bienveillance et du désir d'être protégé par nous. Le successeur de M. Gammeiro, M. Borges de Barros, demande à me voir pour me communiquer quelque chose ; je vous manderai cela jeudi.
I^ Roi est comme vous l'avez vu cent fois, ni mieux ni plus mal. Il a aujourd'hui soutenu à merveille les fatigues de la journée.
Nous n'avons qu'une affaire ici, celle de la réduction de la rente. La loi passera aujourd'hui ou demain à une grande majorité, mais nous sommes devenus bien impopulaires.
Sir Charles doit venir me faire de grandes histoires sur le Brésil. Je l'ai déjà rassuré.
Tout à vous, Noble Prince.
Chateaubriand.
Paris, Lundi 9 Mai 1824.*
US9 10 mai 1824.
Au prince de Polignac.
Paris, le 10 mai 1824.
Ne songez pas. Noble Prince, à revenir. Quand je pourrais vous obtenir un congé, je ne le voudrais pas pour vous dans ce moment. Il ne fera bon ici que dans un mois. Croyez-moi; ni pour vous, comme je viens de vous le dire, ni pour moi, la demande d'un congé ne vaudrait rien. On nous le refuserait et il resterait dans l'esprit du Roi même une impression qu'il importe de ne pas faire naître. Dans un mois, ce sera tout autre chose. Le parlement sera fini, Talaru sera en route pour Paris, la loi des rentes sera passée ou rejetée. Les raisons ne nous manqueront pas.