‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 111 sur 161 · Minute aux Affaires Étrangères. Autriche · texte numérisé non relu

Minute aux Affaires Étrangères. Autriche

J'ai vingt fois crié contre l'aiîaire de l'Elisa. Je vais agir encore.

Nous pensons que vous pourrez terminer TalFaire des Pêcheries comme vous l'avez commencée, et il est urgent, en attendant de part et d'autre, d'éloigner tout sujet de plaintes. On réclame auprès de nous un bateau jei-siois arrêté ; nous réclamons des filets saisis. 11 faudra fermer les yeux sur tout cela.

Cette lettre vous trouvera au moment de votre départ. On vous attend dimanche. Votre arrivée fait déjà grand bruit.

Tout à vous, noble Prince.

Chateaubriand. *

i43S 26 mai 1824.

A. M. de Talaru.

Paris, le 26 mai 1824.

Je ris d'avoir cru que ce qui était fait le i®** à Madrid n'était pas fait le 12; mais vous êtes aussi amusant que moi, car vous me mandiez qu'il fallait que la chose fût connue, et moi, vous croyant sûr de votre affaire, j'ai fait publier l'amnistie. Heureusement cela n'a rien fait manquer, puisque M. Mortier me l'envoie du 19 : Dieu soit loué !

Vous ne pouvez vous faire une idée du dépit qu'ils ont qu'on leur ait caché l'amnistie. Ils disent qu'on a prouvé à l'Europe qu'on employait auprès du roi une horrible coaction. Les bonnes gens ! ils n'ont pas voulu sans doute agir sur le roi et contre nous ! ils n'ont pas changé son ministère ! ils n'ont pas voulu la coaction physique de nos baïonnettes ! 11 m'est clair, d'après tout ce bruit, qu'ils ne voulaient pas au fond l'amnistie, et qu'en outre de leur amour-propre blessé il y a le mécontentement d'avoir vu promulger un acte qui leur était peu agréable. Ils ne seront pas appuyés ici, parce que j'ai donné l'amnistie à la confé-

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