Archives de la famille de Polignac
rence aussitôt que je l'ai eue : ils passeront pour des niais dans leurs cabinets, voilà tout. Il m'est démontré que si vous aviez, parlé, l'amnistie était suspendue, d'autant plus que ces messieurs lui reprochent de renfermer des articles qu'ils ne connaissaient pas. En dernier résultat, pourquoi être si malheureux qu'on ait obtenu V amnistie ? Est-ce un acte contre l'Alliance, contre l'Espag-ne ? Et nous, qui avons porté isolément tout le poids de la guerre, ne pouvions-nous seuls obtenir le couronnement de la paix ? Au reste, tout est fini, l'amnistie est publiée, et on n'en parle peut-être plus à Madrid.
Il paraîtrait que vos collègues ont tenu une conférence sans vous sur TafTaire des colonies. Ne faites semblant de rien ; demandez toujours des renseignements et des papiers, et olfrez toujours de parler tant qu'on voudra. Mais dites à M. Ofalia que tandis qu'on parle beaucoup nous agissons ; que M. de Polignac a eu une longue conférence avec M. Ganning sur les colonies à propos de la réponse de l'Espagne , qu'il Fa pressé de nouveau d'accepter la médiation ; que M. Ganning a toujours continué de la refuser, mais que M. de Polignac ne désespère de rien si l'Espagne se dépêche d'envoyer un ambassadeur en Angleterre.
Chateaubriand. *
J4S9 20 mai 1824.
A Hyde de Neuville.
Paris, le 26 Mai 1824.
Monsieur le Baron,
Vous considérez la crise violente à laquelle le Portugal
vient d'être exposé comme terminée heureusement. Je me suis
empressé de mettre votre dépêche sous les yeux du Roi, qui a
vu avec une grande satisfaction que c'était principalement à la