‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 117 sur 161 · Sa femme · texte numérisé non relu

Sa femme

2. C'est grèce k ce personnage — auquel Joubert envoya copie de la lettre de Chateaubriand, qui fut ensuite recopiée et envoyée à Nîmes — que le document que nous publions a été sauvé de la ruine. Il s'agit, en effet, d'un bon ami et admirateur de Reboul, le marquis de Valori, né en 1786 et mort en 1859 à Château-Renard de Provence. L'allusion à « l'imitation » qu'il fit de Chateaubriand a trait à sa protestation écrite contre l'exécution du duc d'Enghien qui lui valut un emprisonnement à Tours. De Valori, monarchiste ardent, a composé divers travaux et poèmes. Il a publié aussi les Mémoires du marquis de Valori, ambassadeur de Louis XV à la cour du roi de Prusse. [Note de M. PitoUet.]

Je vous embrasse tendrement et vous aime comme vous le savez.

Chateaubriand.

Le petit Guenon et Ziel sont-ils vos voisins ? Si vous les voyez, dites-leur que je pense souvent à eux et que je les prie de se souvenir de moi. Ne parlez pas à ma femme de mon voyage en Svrie, je lui écris que les vents contraires me retiendront longtemps dans l'Archipel.

A Monsieur Joubert aîné, rue Saint-Honoré, près celle de VEchellcy i^*^ porte cocher e à gauche, après le singe violet,^

116^ 12 juin 1809.

Val de Loup, par Antony ; 12 juin 1809.

Sur les Martyrs. « Je pourrais dire que le récit d'Ulysse n'est pas plus lié à l'action de VOdyssée que celui d'Eudore à celui des Martyrs, que le récit d'Enée est, au moins pour une bonne moitié, totalement hors du sujet, et que l'épisode de Didon est bien plus vicieux encore puisqu'il ne tient ni au récit, ni à l'action, etc.. J'aime mieux convenir que j'ai tort : c'est bien assez que vous vous soyez ennuyé à faire deux articles sur mon livre pour vous fatiguer de mes mauvaises raisons. J'ai la conscience que les Martyrs sont le moins faible de mes faibles écrits. Vous les avez jugés avec une extrême indulgence. Je dois donc être tranquille, puisque d'un côté je n'ai point de remords et que de l'autre vous me louez cent fois plus je ne le mérite. » "

1. C. Pitollet, Une lettre de Chateaubriand dans le Mercure de France du l»"- février 1913.

2. Vente Charavay, 6 juin 1906. — Signalée par M. Jacques Boulenger.

iSo"^ " 2 mars 1811.

A M. Genoude.

Il le remercie des compliments qu'il lui a envoyés à l'occasion de sa nomination (à l'Académie française, 20 février 1811). Il désire faire sa connaissance et celle du sénateur Lenoir-Laroche. *

i86\ [Mars 1 SU]'?

A la Comtesse de Marigny.

Veux-tu bien répondre à ce que je te demande sur le Jour de ta réception et sur un exemplaire pour Zoé?^

Point de dignités, le jour de la réception est le l®*" mai. Tu auras des billets. L'exemplaire de Zoé est chez le libraire. Voilà un bon avec lequel tu l'auras de peur que je l'oublie. J'ai été malade et m'occupe du discours tous les jours. Je veux aller vite, et tous les jours le diable me détourne de la santé.

Je t'embrasse. '^

J96^ 10 avril 1812.

A la comtesse de Marigny.

10 avril 1812.

D'abord il faut que je te remercie de ton présent et tu remercieras Edouard pour moi puis[que] les remords m'étranglent. Je pars ce matin, mais tu sais que je te vois plus souvent quand je suis à la Vallée, car je passe presque à ta porte, et je suis

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