Original autographe. — Communication de M^^^ Petit
45i^ 17 février 1821.
 Lemoine.
Berlin, ce 17 Février 1821. »
Je vous remercie, mon cher Monsieur le Moine, de votre dernière lettre que j'ai reçue lundi 12 et qui était achevée par votre charmante fille. Je la remercie elle-même de sa bonté.
Ne vous g-ênez pas pour toucher mes appointements de ministre. Ils ne tombent, je crois, que le 22 mai. A cette époque vous aurez à prélever sur les 20.000 frs, 4.200 frs avec les intérêts que vous remettrez à M. de la Pànnouze qui dans ce moment vient de compter 3.000 frs à ma femme et 1.200 frs à M. Benoît pour mon loyer à échoir le l^*" Août. Mais j'espère avant cette époque avoir eu le plaisir de vous embrasser.
Quant à ma pension de pair, pourvu que vous trouviez le moyen de ne pas laisser en arrière Taffaire substituée par M***^ de Muy, cela suffît.
Enfin les 80 francs de l'Institut ne sont utiles que parce qu'ils couvrent la pension de 63 francs de Frédéric. Est-il allé chez vous ?
Reste quelques obligeances particulières, une centaine de francs à M^^ Bail et à son mari. Quand vous serez au dessus du pair, si vous avez en caisse quelque chose, vous le remettrez à M**® Chateaubriand, sans lui demander si elle le veut ou non. Gela lui fera toujours plaisir. Allons, guérissez-vous pour soigner ma pauvre veuve. Mais en criant contre les médecins, n'ayez pas trop de confiance en vous-même.
Je vous embrasse. Tout à vous.
DE Ch.
Voilà deux lettres à remettre. -