Original autographe. — Communication de M™* Petit
comme je vous aime beaucoup, vous me le pardonnerez. Voilà une petite lettre.
Je vous embrasse.
Toujours même succès ici pour moi.
Gh.i
690^ 3 mai 1822,
A Lemoitie.
Londres, ce 3 mai 1822.
Votre lettre du 24 avril, mon cher Monsieur Le Moine, m'a fait trembler parce que j'ai peur que faute de m'avoir bien compris, il ne soit résulté quelque galimatias fâcheux. Voici le fait ; et lisez bien, je vous prie.
J'ai dit en effet à M^® de Ch[ateaubriand] que je lui laisserais les 12.000 frs de la chambre des pairs. Vous comprenez bien qu'en lui disant cela, je savais bien que les 12.000 frs n'étaient pas à prendre ; mais j'avais le dessein de vous envoyer, à vous, tous les mois, une somme de mille francs, laquelle somme vous remettriez exactement à ma femme comme provenant de la pension des pairs.
Vous comprenez bien à présent que les mille francs que je vous ai envoyés étaient censés être le mois des pairs, le mois d^avril, que vous aviez touché, et que selon mon intention, vous remettiez à ma femme. Vous avez fait un million de fois bien de n'entrer dans aucun détail sur la pension des pairs ; il ne faut pas que M^^ de Gh[ateaubriand] sache un mot de tout cela ; sa tête se monte et elle se croit perdue. Maintenant vous n'avez plus qu'un petit mal à réparer, et cela est facile.
Il faut vous présenter de nouveau à ma femme avec les mille francs et lui dire que ceux-là sont le fruit de mon mois