Original autographe. — Communication de M™® Petit
d'avril échu à la chambre des pairs ; et qu'en elîet je viens de vous donner l'ordre de compter ainsi tous les mois ma pension de pair à M**® de Cha[teaubriand), et qu'ainsi vous aurez mille francs à lui donner à chaque /in de mois.
Vous pouvez compter sur mon exactitude à vous faire passer les mille francs tous les mois. J'y trouve cet immense avantage que M**® de Gh[ateaubriandJ tranquille sur son année^ se voyant de quoi vivre sans entamer la somme (jue je lui ai laissée, pense beaucoup moins venir me trouver et à faire un voyage qui nous ruinerait.
Tâchez de vous procurer les 435 francs que vous avez employés pour l'huile afin de compléter la somme des mille francs et de la remettre tout de suite à ma femme comme venant des pairs. Je vais m'occuper de vous faire passer ces 435 francs pour couvrir votre avance. A la fin du mois vous aurez mille autres francs à donner; je vous les enverrai.
Voilà bien de longues explications, mais je suis inquiet et j'ai envie que vous m'appreniez que cela est réparé et (ini.
Votre lettre est bien triste. Je ne suis pas gai non plus, mais le temps est un grand remède. Je fais ce que je puis pour le dedans et pour le dehors. Après cela comme il plaira à Dieu.
Je vous embrasse.
Voilà la petite lettre.
693"^ . 7 mai 1822.
Londres, ce 7 mai 1822.
Mon bon M. le Moine, je reçois votre lettre du l®"" avec tous les détails sur mes fonds. Je vois que les mille francs que je vous avais envoyés pour ma femme sont absorbés. Je vous en enver-