‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 155 sur 161 · Original autographe. — Communication de M™" Petit · texte numérisé non relu

Original autographe. — Communication de M™" Petit

dites que vous serez embarrassé. Gomment expliquer à M^® de Ghfateaubriand] que la pension de pair que vous lui avez dit être engag-ée ne l'est plus ? Voilà un bel embarras ! Comment ce qui pouvait être vrai pour un mois l'est-il pour tous les autres? Et quant au mois engagé que vous n'aviez pas pu lui remettre d'abord et que vous allez lui remettre actuellement, la chose n'est pas plus difficile à expliquer : ce mois d'abord employé ailleurs a été rendu et vous le portez à ma femme selon mon ordre. D'ailleurs elle ne vous demandera aucune explication ; elle prendra les mille francs ; elle' les attend, cela est convenu entre elle et moi. Au nom du ciel portez-les lui sur le champ au reçu de cette lettre. Mais j'espère que comme toutes mes lettres vous ont dit la même chose, vous les aurez déjà remis quand vous recevrez cette dernière.

Je vous en prie, tirez-moi vite d'inquiétude. Ne me dites plus que vous attendez ma réponse ; mes lettres sont si claires qu'un enfant les comprendrait. Vous vous êtes embarrassé pour rien. Je ne reconnais pas là votre jugement accoutumé. Pardonnezmoi ma gronderie. Cette affaire m'a tourmenté. Apprenez-moi quelle est finie.

Je viens de relire votre lettre et je me calme. Je vois d'après ce que vous me dites que vous aurez très vraisemblablement remis les mille francs sans attendre ma réponse d'aujourd'hui.

Mille pardons, je vous ai grondé comme je vous aime.

Voilà une petite lettre. ^

7iO^ 24 mai [1822].

A Lemoine.

Je vous remercie. J'accepte votre plan pour les dix mille francs, d'autant plus que si par hasard je n'avais pas les sommes disponibles aux époques, je pourrais toujours les emprunter successi-

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