Souvenirs... Récamier, t. II, p
1316 15 novembre 1823.
Au marquis de Talaru.
Paris, le lo novembre 1823.
Vous aurez aujourd'hui une lettre officielle de moi et cette lettre particulière. 11 paraît que le roi d'Espagne voudrait faire quelque chose d'agréable à notre roi. Voici ce qui conviendrait le mieux. 11 faudrait que Ferdinand fît présent à Louis XVlll ou à M. le duc d'Angoulême de quelques-uns de ces beaux tableaux de Raphaël, du Dominiquin, de Murillo, et qui ont été restaurés en France. Nous avions voulu les acheter ou plutôt les échanger contre des meubles, des porcelaines, etc., etc. Nous pourrions encore envoyer présents pour présents. Tâchez de conduire à bien cette négociation au milieu de toutes les autres, cela serait bon ici pour l'opinion, qui se souvient toujours que la galerie du Louvre a été dépouillée sous les Bourbons. 11 serait juste qu'une guerre nous rendît une partie de ce qu'une guerre nous a fait perdre.
Ma lettre officielle vous dira le reste.
GlIATEAUBRIAlND. *
Ull 17 novembre 1823.
Au prince de Polignac.
Paris, ce 17 novembre 1823.
Sir Charles est venu, noble Prince, m'apporter une dépêche de M. Canning, dans laquelle il se plaint de notre ami Hyde de Neuville. ~ Celui-ci a dû avoir une conversation avec le roi de