‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 61 sur 161 · Lecture incertaine · texte numérisé non relu

Lecture incertaine

3 et 4. Quelques mots illisibles.

qu'elle n'en a. Vous ferez bien de demander à M. le prince de Metternich s'il partage cette opinion, et s'il ne voudrait pas au besoin la faire appuyer à Londres.

Je joins ici la réponse du Roi à la lettre que S. M. l'Empereur lui avait adressée à l'occasion des succès d'Espagne et de l'envoi du cordon de Marie-Thérèse à Mgr le duc d'Angoulême. Je vous prie de vouloir bien la faire parvenir à S. M. 1[ mpéri ] aie suivant les formes d'usage. *

iSoS 13 janvier [1824.]

A M. de Rayneval.

Paris, ce 13 janvier.

Depuis votre dépêche du 30 décembre où vous m'annoncez l'Aigle Noir, je n'ai rien reçu de M. Maltzahn, de sorte que je n'ai rien dit et tout est resté dans le même état. Je vous envoie ce paquet pour M. de La Ferronnais : je vous prie de le lui faire parvenir par quelqu'un de votre légation. Vous connaîtrez par la copie de ma lettre à La Ferronaisoù nous en sommes. Dans quelques jours vous verrez arriver l'officier des Ordres qui porte le Saint-Esprit au Prince Royal, et qui de Berlin se rendra à Pétersbourg.

Je vous souhaite, Monsieur, une très bonne année et demeure toujours votre dévoué et fidèle serviteur.

Chateaubriand. ^

1. Minute aux Affaires Étrangères. Correspondance Politique. Autriche 405, fo 7.

2. Original autographe. Affaires Étrangères. Prusse 265, f*» 26.

i354 M janvier 1824.

A M. de Rayneval.

Paris, ce 14 janvier 1824.

• M. Thiolier, officier des ordres du Roi, qui porte à S. A. R. le Prince Royal de Prusse l'Ordre du Saint-Esprit, sera assez longtemps en route, et ne peut par conséquent être chargé de dépêches. Je veux seulement lui donner ce mot de ma main pour vous dire combien le Roi est touché des sentiments de S. M. Prussienne, et avec quel plaisir il envoie au Prince Royal, comme marque de sa haute estime, le premier ordre de France.

Soyez, Monsieur, je vous prie, l'interprète de ces sentiments, et recevez la nouvelle assurance de mon entier et sincère dévouement.

Chateaubriand. *

iS55 15 janvier 1824.

A la duchesse de Duras.

Paris, ce 15 janvier 1824.

Je n'ose plus vous écrire. Vousjugez]dema douleur : elle égale la vôtre. J'attends à tout moment l'arrêt ; peut-être est-il prononcé au moment où je vous écris. J'ai reçu les présents de bonne année • Ils m'ont fait bien du mal. Je ne vous demande pas de m'écrire. Je veux seulement que vous sachiez ce que j'éprouve.

Chateaubriand. -

4^ Original autographe. Affaires Étrangères, Prusse 265, f" 31. 2. Archives de Chaslellux. Communication de M. le comte de Chastellux.

iS56 [Vers le 15 janvier 1824. J

Au prince de Polignac. ^

Noble Prince, je suis fâché de vous refuser quelque chose, mais Billing- a été fait par moi secrétaire, et votre M. de Vaudreuil n'a rien fait encore qui mérite la croix. C'est le maréchal de Bellune, qui, ne se décidant à rien, m'a empêché de finir l'affaire de votre premier secrétaire. Gela va finir. Vos deux attachés retournent à Londres. Tamisier est venu me voir, mais je n'ai pas entendu parler d'Anchald qui m'a paru toujours un sot, malgré la Congrégation.

Nous voilà dans une grande crise : si vous pouviez amener Ganningà accepter la médiation, cela vous ferait grand honneur et à nous grand bien. Je vais attendre la nouvelle avec impatience. J'ai aujourd'hui de meilleures lettres de Madrid. L'affaire des prises maritimes est signée. Talaru espérait le décret pour la liberté du commerce dans les colonies. Ce serait la perfection.

Tout à vous, Noble Prince.

Chateaubriand.

1351 16 janvier 1824.

A. M. Schwebel.

16 janvier 1824.

Cette lettre. Monsieur, vous sera remise par M. le chevalier Desmaisons, officier des ordres du Roi, qui se rend à Vienne pour porter à S. A. I. l'archiduc François-Charles-Joseph, second fils de l'Empereur, les marques distinctives des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit que S. M. lui a conférées.

i. L'original porle cette mention : « Reçue le 18 Jan. 4824. Répondue le 20 par une lettre dont copie n'a pas été conservée. »

Je joÎQs ici, avec sa copie, la lettre que le Roi adresse à cette occasion à l'Empereur. Je vous prie de la lui faire parvenir suivant les formes d'usage et de faire les démarches nécessaires pour faciliter à M. le Chevalier Desmaisons racconiplissenieul de la mission qui lui a été confiée. ^

iSoS 17 janvier 1824.

Au marquis de Talaru.

Paris, ce 17 janvier 1824.

J'ignore encore, mon cher ami, quel parti M. Ganning prendra sur la médiation : cependant, sir Charles Stuart m'a dit aujourd'hui qu'il avait reçu des lettres de Londres et que le ministère paraissait assez favorahlement disposé sur cette médiation. Si maintenant le décret pour la liberté du commerce paraissait, nous pourrions espérer un succès, malgré le fatal décret du conseil des Indes.

Je vous le répète pour la millième fois, si le le ministère actuel ne vous plaît pas, changez-le ; vous devez commander en maître ; si le clergé est le plus fort et peut être le plus utile, liez la partie avec lui, pourvu qu'il vous donne tout ce que vous lui demanderez pour le bien de l'Espagne : amnistie, emprunt, décret sur la liberté du commerce et nos traités. Mettez-vous bien dans la tête que vous êtes roi d'Espagne, que vous devez régner. Je ne vous demande ni de faire prévaloir telle ou telle théorie ni d'appuyer tel ou tel homme, mais de faire ce que l'état des choses permet. Ne vous embarrassez ni des intrigues de vos collègues ni des jalousies de nos ennemis. Qu'on écrive ici et à la cour mille calomnies sur moi et sur le gouvernement du roi, peu importe : laissez dire et agissez. Je vous le répète, vous avez

i. Minute aux Affaires Étrangères, Autriche 105, f° \2.

carte blanche pour agir. Tout ce que vous aurez fait sera bien fait et approuvé, pourvu ^u'«7 y ait action-. Voici ce que vous pouvez dire au roi pour le déterminer à en finir avec nous et pour lui :

Si avant un mois à partir de la date de cette lettre, il n'y a rien de fait pour nos traités et pour l'Espagne, vous recevrez vraisemblablement l'ordre de demander vos passe-ports. M. de Bourmont recevra en même temps les instructions nécessaires pour quitter Madrid. La patience du roi est à bout. Lui et son gouvernement sont las de n'être payés de tant de sacrifices que par l'ingratitude.

Mes lettres officielles vous transmettent des documents curieux sur Cuba. Je vous enverrai par le courrier de mardi 20 la ratification du petit traité des prises : il sera demain dans Le Moniteur.

Tout à vous, mon cher ami.

Chateaubriand. *

i359 17 janvier 1824.

Au général Bourmont.

Paris, ce 17 janvier 1824.

J'ai reçu, monsieur le comte, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire. Vous pouvez être sûr que je ferai tout ce qui dépendra de moi pour améliorer le sort de M. de La Roche- Saint-André. Maintenant, je répondrai à votre politique.

Je suis persuadé, monsieur le comte, que si nous perdons notre influence en Espagne, ce sera absolument notre faute. Quand on est maître des places fortes d'un pays, que l'on peut en outre faire fournir à ce pays l'argent qui lui manque, je ne sais pas ce qu'on ne peut pas faire. Je ne cesse d'écrire à notre excellent ambassadeur d'agir avec force, de donner, s'il le faut,

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