Archives de la famille de Polignac
lance, de faciliter, autant qu'il dépendra de vous, les études et les recherches auxquelles il pourra se livrer, et de lui accorder vos bons offices dans toutes les occasions où il pourrait y avoir recours.
Agréez, Monsieur le Marquis, les assurances de ma haute considération.
Chateaubriand. ^
M. le Ministre de la Tour du Pin, Ambassadeur à Turin. ^
i4ï6 7 avril 1824.
Au prince de Polignac
Paris, le 7 avril 1824.
Ma lettre officielle vous dit aujourd'hui, Noble Prince, d'être vif dans l'affaire de l'Hermione : soyez calme et très poli. La lettre officielle n'est qu'une défense pour vous et pour moi, en cas que je fusse interrogé aux Chambres. Vous devez savoir que l'Angleterre vient de déclarer à la Russie qu'elle acceptait la conférence de Pétersbourg pour les affaires d'Orient. Ce n'était pas d'abord l'avis de M. Canning, mais il aura pris ce parti quand il aura su que nous avions accepté pleinement et sans restriction, la proposition de la Russie. Il veut diminuer l'humeur d'Alexandre et nous disputer notre faveur à Pétersbourg. J'écris à La Ferronnais pour l'engager à profiter de cette circonstance pour que la Russie presse à son tour l'Angleterre d'accepter la médiation que l'Espagne demande pour l'affaire des Colonies.
Le général Bourmont s'est mêlé d'intrigues à Madrid. Il a fait une faute considérable en évacuant un moment cette ville. Il est rappelé et remplacé par le général Rivaud de la Raffînière.