‹ Correspondance généraleChapitre 125 sur 181 · Bardoux La duchesse de Duras, p · texte numérisé non relu

Bardoux La duchesse de Duras, p

J ai des chœurs. C'est de la Bible toute pure, toute grande, toute noble, comme Athalii\ h Racine près.

Bonjour, chère sœur, écrivez-moi, aimez-moi ! ^

195 26 décembre 1811

Relative aux Martijrs.-

196 • Mars 1812.

A la duchesse de Duras.

Quand je vois que, malgré tous mes efforts, je n'ai pu, à l'âge où je suis, acquérir un cœur dont je sois sûr, ni me créer un avenir, ni obtenir le repos de la vie intérieure ou de la fortune, je me laisse aller, malgré moi, à la tristesse. Je ne sais très sérieusement ce que je deviendrai et où je finirai mes jours. Les ressources me manqueront tôt ou tard, et, comme les liens qui pouvaient autrement me retenir sont à tout moment prêts à se rompre^ il faudra que je remette ma vie aux hasards d'une nouvelle destinée.

J'espère que ma sct'ur est contente pour les prix décennaux^ qui nous ont fait tant de peur ; mon étoile m'a bien servi. Trouvez-vous rien de plus honorable que de n'être pas même nommé par ces gens- là, tandis qu'ils mentionnent honorablement MM. Fabre, Jouy et autres grands hommes? Ils n'ont osé ni

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