Bartioux Aa ducfipsise de Duras, p
2. Fiche d'un catalo|L?ue d'autographes, communiquée par M. Charavay.
m'insulter, ni me couronner, et ce pauvre abbé Delille auquel ils vont accoler G ^...î II faut qu'il copie les admirables vers de la Pitié '^ Fontanes etBonald partagent avec moi l'honneur de l'oubli. Dieu veuille maintenant que les journaux me laissent la paixî — Ag-réez, chère sœur, tous les tendres sentiments du frère le plus dévoué .-
J91 31 mai [1812].
A la duchesse de Duras.
Val-du-Loup, ce 31 mai,
11 faut qu'Ussé soit bien loin, car la réponse de ma sœur a été bien longtemps en route. J'attendais avec impatience le premier mot écrit du château de la belle cousine. Je suis désolé de voir que ma cousine est triste. Je ne suis pas gai non plus. Mes affaires vont très mal. Rien ne s'arrange, et j'ai devant moi un avenir si trouble et si noir que je ne sais comment j'échapperai à la catastrophe qui me menace. Il n'y a que ma sœvir qui soit toujours bonne et aimable. Elle se plaint que mes lettres ne soient pas aussi cordiales et franches que ma conversation. Je conviens que ma position, en me serrant le cœur et en composant ma vie d'une foule de choses contraires, m'ôte cet abandon qui résulte de la liberté d'âme et delà simplicité des attachements. Je voulais vous parler de la pauvre petite Félicie et de l'ingrate Clara. Me rappellerez-vous au souvenir de M. de Duras ?-^