Original autograplie — Pailhès Chateaubriand , p
travers. Avez- vous quelque moyen de vous en éclaircir ? Voyez, Monsieur le Marquis ; je suis prêt à toute démarche raisonnable. Agréez, je vous prie, mes compliments empressés.
Le V'« de Chateaubriand. *
Ul Mars [1813].
Je vois s'avancer avec joie le moment où je vais quitter Paris. Je m'y ennuie à mourir. Je n'ai rien qui m'y attache. Dans l'entière liberté d'âme dont je jouis, je n'aspire qu'à la solitude et au repos. La passion qui a succédé aux autres dans mon cœur, c'est celle de mon jardin. 11 faut bien, quand on est vieux, radoter de quelque chose. Mes petits arbres sont mes délices. Ah ! si vous n'aviez pas ce grand château si loin, et que vous habitassiez une petite maison auprès de moi ! Gela serait bien plus sage pour vous, et bien plus heureux pour votre frère ! Je vous enverrai mes vers, quand ils seront meilleurs ; c'est un vin qui doit vieillir, avant d'en boire ; à présent, il est trop jeune. J'aime toujours ma sœur passionnément, et jamais je ne changerai sur ce point. ^
'218 18 juin 1813.
A la duchesse de Duras.
L'été est une mauvaise saison ; les visites vous dérangent. J'attends donc avec impatience l'automne, dont le commencement pourtant sera un peu troublé par le mariage de mon neveu. Mais