‹ Correspondance généraleChapitre 147 sur 181 · Bardoux La duchesse de Duras, p · texte numérisé non relu

Bardoux La duchesse de Duras, p

3. A propos de la mort de Madame de Kersaint. Bardoux La duchesse de Duras, p. 181 ,

'236 28 avril 1815.

A Talleyrand.

Depuis la dernière lettre que j'ai eu l'honneur de vous écrire de Bruxelles par M. le duc de Richelieu, les choses ont un peu changé de face pour moi ; le Roi m'a appelé à son conseil, mais sans titre ; il m'a chargé de lui faire des rapports sur Y intérieur. Mais, mon prince, il faut avoir un intérieur] et nous vous attendons pour nous le rendre. Votre présence ici est absolument nécessaire. Venez; prévenez de nouvelles sottises. Il faut que vous vous mettiez à notre tête, que nous formions un ministère dont vous serez le guide et l'appui.

Vous savez, mon prince, combien je vous suis dévoué. Je serais trop heureux de contribuer un peu, auprès de vous, au rétablissement de la France, qui a bien besoin une seconde fois de votre secours.

Je vous ai dit que nous étions perdus si vous n'ôtiez pas Buonaparte de l'île d'Elbe. Eh bien, mon prince, nous sommes perdus si vous ne venez pas ôter le Roi de Gand. Venez, venez, rien au monde n'est plus nécessaire. ^

337 ' 6 mai 1815.2

A Talleyrand.

Gand, le 6 mai 1815.

Mon Prince,

M. le comte de Noailles vous dira combien votre présence est nécessaire ici. Elle l'est au point qu'avant l'arrivée de M. de

1. Pallain Correspondance de Louis XVIII et de Talleyrand pendant le congrès de Vienne, p. 395, note.

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