‹ Correspondance généraleChapitre 159 sur 181 · Bardoux La duchesse de Duras, p · texte numérisé non relu

Bardoux La duchesse de Duras, p

'^. Publiciste français, inspecteur aux Revues, né à Béthune. Voir la lettre du 22 août 1816, au duc de Feldre.

4. Fiche d'un catalogue d'autographes, communiquée par M. Charavay.

Î8'2 4 [juillet 1817].

A la duchesse de Duras.

Montboissier, par Bonneval, ce vendredi 4.

Votre lettre, chère sœur, m'a fait grand'peine et grand plaisir; si vous êtes seule je suis seul bien plus que vous ; mais je me soumets, parce que je suis bien las de lutter contre une destinée qui m'entraîne. Passons cela.

Je n'ai point écrit et n'écrirai point pour défendre ce monsieur je ne sais qui. B G* sera tout seul sur le champ de bataille.

Je ne sais si je pourrai aller à Fervacques ; je ne suis pas libre avec ma malade- ; en tout je suis découragé de l'avenir, et quand je suis arrivé au bout de la journée, j'en ai assez. Votre homme tatoué est un sot. Si j'avais un « soleil sur un œil », je serais le plus riche et le plus heureux homme du monde, et je ne serais jamais revenu du pays du soleil.

Voilà ma grande écriture qui, comme vous le voyez, est devenue petite. Puisse-t-elle vous réjouir autant que la vôtre m'a fait de bien.

Mais écrivez-moi, je vous en prie, sous mon nom, excepté dans un cas particulier. Vous ne sauriez croire les galimatias, les explications, les commentaires que le Fran a fait naître. Je l'avais prévu, lorsque je parus faire quelque difficulté. Qu'importe la police ; vous ne l'estimez pas plus que moi, et vous lui diriez ce que je lui ai dit cent fois. Votre amitié n'est pas un secret et notre politique est connue de toute la terre.

A vous, tout à vous.

Mille tendresses à M"*^ de Staël.

Je vous parlerai une autre fois de ce pays. Il est triste, mais il ne me déplaît pas. Demain •% j'essayerai le travail.

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