‹ Correspondance généraleChapitre 160 sur 181 · M™*^ de Chateaubriand · texte numérisé non relu

M™*^ de Chateaubriand

3. Pailhès La duchesse de Duras, p. 133. — Collationné par nous sur l'original autographe.

[:; juillet 1817.]

'283 A la duchesse de Duras.

Ce samedi matin.

Je reçois votre billet. M. Laënnecpart, M"''' de Gh[ateaubriand] est aussi bien qu'il est possible qu'elle le soit, mais il faut du temps et nous ne pouvons sortir d'ici. ^

*28i 7 juillet 1817.

Ce lundi 7 juillet 1817.

Le malheur me poursuit. M™*' de Gh[ateaubriand] a la rougeole, à la suite d'un catarrhe de 5 mois. Je vous écris en arrivant. J'ai reçu votre lettre ; et vous ai prié de m'écrire sous mon nom. Je suis absorbé dans mes fonctions de garde-malade, et avec M™® de Ch[ateaubriand] ce n'est pas peu de chose. Plaignez-moi, aimez-moi ; écrivez-moi. ~

'285 Juillet 1817.

A Frisell.

Juillet 1817.

Mon cher ami, je suis désolé de ne pas vous avoir vu avant votre départ ; si vous aviez forcé la porte, nous nous serions embrassés.

1. Pailhès La duchesse de Duras, p. 134. — CoUationné par nous sur l'original autographe.

2. Pailhès La duchesse de Duras, p. 134. — CoUationné par nous sur l'original autographe.

Je suis poursuivi par le diable : M'"*' de Chateaubriand a maintenant la rougeole ! 11 est dur de n'en être pas quitte pour un catarre qui a duré cinq mois.

Veuillez apprendre cette désagréable nouvelle aux Joubert, je leur avais écrit un mot sans savoir le sort qui m'était réservé. N'oubliez pas notre affaire.

Tout à vous pour la vie ; je retourne auprès de ma malade.

DE Chat. *

^86 9 juillet 1817.

A la duchesse de Duras.

Ce mercredi 9 juillet 1817.

Vous ne me ferez pas reprendre à l'espérance. C'est fait avec cette dame; nous ne nous reverrons plus. Quant aux triomphes de vos ministériels, peu m'importe. Je ne les verrai pas, et je n'y pense plus. Je ne travaille point, j'ai autre chose à faire. Je garde la malade ; sa santé entre dans mes plans. Car encore faut-il qu'elle puisse être dans le cas de suivre la résolution quelconque que je pourrai prendre. — On me mande de Paris que le beau plan de me favoriser d'une justice au mois de novembre subsiste toujours. Cette idée seule me fait bouillonner le sang. — Tâchez de vendre le petit tableau ; c'est moi qui vous l'ai fait porter.

Soignez votre santé ; pensez auxbeaux épis ; bâtissez votre chaumière^, et gardez-la plus longtemps que je n'ai gardé la mienne.

Nous verrons sans doute évêques les aumôniers de Buonaparte et les chapelains du cardinal Fesch ; c'est dans l'ordre. Mais les vieux confesseurs et martyrs de l'exil du Roi, les prêtres déportés à Cayenne, ceux-là auront leur pension décent écus, et les insultes de MM. Mole, Dareste et compagnie. ^

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