Dans la rue actuellement nommée rue de Chateaubriand
2. A celte date il sera encore à Paris, et seulement le 23 à Fougères.
envoyé savoir cent soixante cinq douzaine lesquels cent soixante cinq douzaine sont expliquées comme cy a près
5 douzaine de bas blancs du 30 n« 6 fait 300 livres
10 ^ de bas blancs du 26 piquée a 42 livres
la douzaine marquée n^ 7 fait 420 livres
50 ^ de bas blancs ordin. a 28 la douz. marquée n<> 12 1400 livres
50 ^ de bas jaspée suivant lordre de M^ de la
Morandais marquée n^ 1 3 fait à 24 1 . la douz. 1 200 livres
50 •* de bas jaspée gris naturel Be... marquée
comme les bas jaspés n** 13 a 24 1. la d. . . 1200 livres total avec le prix de l'embalage 14 livres 14 livres
4534 livres
en outre il y aura les deux balles adressée à foug-erre dans le prix de 600 livres ce qui
fera en tout 4534
Je crois que voilà le compte très exact à l'exception du prix de l'emballage des deux balles que j'ignore encore, faites moi s'il vous plaîtune facture pareille, mais plus détaillées ou les prix seront exactement mis en y comprenant les deux dernières balles adressées a fougerre sans le prix de 600 livres et envoyez la moi ici sur le champs afin que je la fasse passer a M^' de la Morandais et que j'achève mes comptes avec lui. Je suis extrement satisfait M^' de la promptitude que vous avez mise dans votre expédition. J'espère vous procurer un débouché considérable de votre marchandise par les connaissance que j'ai. J'espère aussi que vous allez me repondre sur le champs et m'envoyer la facture et l'avis du départ des deux dernières balles que je vous demande car
mon dessein est d'attendre votre lettre ici et vous ne voudriez
pas par un retard me faire manquer des affaires pressée que i'ai
en Bretagne.
a Monsieur
Monsieur Piochon
fabriquant de bas faux
bourg St Jaques
a Angers
Anjou
^'' 14 avril 1790.
A M. de la Morandais.
*'a paris le mercredi 14 avril 1790
Mon adresse a Thotel Marigni a fougèrres en brétagne.
Je vous fais passer, [Monjsieur, la facture de la marchan-
dise que votre fabricant [m'a] livré, par une erreur de compte, il m'a fait passer d'abord cinq balles qui, croyoit-il, ne se montoient qu'à la valeur de 3320 livres. Gomme il me le disait dans la l*"® lettre, que j'ai encore de lui, en conséquence, comme cette somme ne se montoit pas à la somme que je demandois, il avait fait deux autres balles, de la valeur de 1196 livres qu'il me prévenoit (toujours dans sa première lettre) qu'il me feroit passer incessemment, pour compléter la somme dont j'avois besoin, mais s'étant bientôt aperçu de son erreur il me récrivit sur le champs (et sa lettre me parvint avant que j'eusse reçu les cinq premières balles) que, les cinq balles qu'il avait fait porter à mon adresse pour paris, au lieu de n'être que de 3320 livres étoient de 453 i livres qu'ainsi, cette somme étant celle que je desirois, il ne feroit pas partir les deux dernières balles que cependant, ayant fait les frais de l'embalage et en ayant eu la peine, je lui ferois grand plaisir
de les prendre, si je pouvois m'en accomoder. en conséquence moi, mon cher Monsieur regardant que, cette somme des sept balles réunies ne se montoit qu'à 730 livres, au dessus de la première somme que je vous avois demandée, qui étoit de oOOO livres, je lui écrivis de faire passer ces deux dernières balles à mon adresse a fougères en brétagne, ou je serai rendu de jeudi prochain en huit 23 avril et ou je vous prie de me donner avis sur le champs de la réception de cette lettre, et de mon billet porté au bas de la facture cy jointe. Je crois que vous serez content de ce que j'ai fait. N'ayant [parlé] de rien à mon frère ^, a cause de ce que [vous] grande raison m'oblige a ne pas
m'en servir en afra[ires] a cause que j'aurrois alors les
mains liées n'ayant pas dis-je vovilu me servir de lui je me
suis adressé, pour votre tranquilité, quoique assurément vous n'avez rien a risquer, a un officier de mon régiment actuellement a paris, c'est un homme de 28 à 29 qui vient de perdre son père, il a 13000 livres de rente et demeure a 4 lieues de fougères en basse normandie dans une très jolie terre qu'il a là, avec sa femme, car il est marié. Au reste très bon gentilhomme, ce qui ne signifie pas grand chose a présent, mais qui dit toujours que ce n'est pas un homme sans avœu et totalement inconnu, il s'appelle Achard de Villerai ~. Comme vous verrez par sa signature il est maintenant à paris pour la succession de son père, qui y avait des affaires et il repart ensuitte pour sa maison de campagne ayant un congé pour cette année. Mes sœurs le connaissent beaucoup et peuvent en cas que vous ne vous en rapporteriez pas à moi vous en donner des nouvelles. Je sais bien, mon cher Monsieur, que tout ce que je vous dis la, ne sert de rien et qu'assurément il eut suffît que je vous eusse dit seulement que la caution de M^' de Villerai est bonne. Mais je me suis étendu dans tout ce détails, pour que vous soyez parfai-