C'est-à-dire la Constituante
Réponse sur le champs. Songez en grâce que vous me perde- Tiez.
Que faire des échantillons ? vous les renvoyer ou les garder ? Alors vous les porteriez sur la facture que vous me ferez passée.
Vous aurez s'il vous plait soin aussi de me faire écrire une lettre d'avis du directeur de votre manufacture au moment du •départ des bas d'Angers pour paris.'
i2^ A M. Piochon.
Paris, 23 mars 1790.
Je vous passe, Monsieur, un ordre de Monsieur de la Moran- <lais, pour que vous me fassiez par venir sur le champs au reçu de cette lettre la quantité da marchandise qui est portée sur Tordre ainsi que les 50 douzaines blancs ord[inai]res à 2 livres ajoutées a la suitte du dit ordre j'avais aussi demandé à monsieur de la Morandais, 30 douzaine blancs ord[inai]re à petite côte à 40 livres. Mais M*" de la Morandais m'a observé, qu'il n'y en •avait plus en magasin.
Je joins ici une feuille de sa lettre où il est question de cet objet parce qu'il est tout simple, monsieur, que ne me connaissant pas vous eussiez des scrupules la dessus. Je vous prîrai donc Monsieur de me faire passer en place de ces 30 douzaines blancs ord[inai]re à petite côte à 40 livres d'autres espèces les plus marchandes pour la même somme de 1.200 livres qui faisoit les -30 douzaines blancs ordFiuaijre à petite cote à 40 livres (comme vous le voyez dans la lettre cy jointe) je vous marquerais précisément •ceux je voudrais en place si j'avais à présent chez moi les
1. Les lettres à M. de \a Morandais et à M. Piochon, traitant d'un com- %nerce de bas, ont été communiquées par M. Guy de la Morandais au mar- «quis de Granges de Surgères qui les a publiées dans sa brochure intitulée 'Une Gerbe de Lettres inédites de Chateaubriand (Paris, Loclerc, lOil).
échantillons que Monsieur de la Morandais ma laissés, mais ils. sont chez des marchands, il m'a semblé simplement que ceux qui se vendraient mieux seroient des bas mêlés gris qui sont dans les échantillons. Au reste Monsieur vous entendez cela mieux que moi. Je suis l'ami de M'" de la Morandière et vous, prie de faire tout pour le mieux.
Je vais écrire sur le champs à Lausanne pour prévenir Monsieur de la Morandais de ce que je vous demende de plus que l'ordre et vous pouvez sans crainte m'envoyer ce que je vous, demande je vous prie Monsieur de ne me faire souffrir aucun retard dans votre envoie j 'attend son arrivée ici pour partir pour des affaires pressées qui m'appellent ailleurs. Vous me feriez le plus grand tort. Vous adresserez le paquet par les messageries pour plus de promptitude à M^' le Gh'^'" de Chateaubriand, ofF'"" au régiment de Navare à son hôtel petite rue S^ Roch n** 4 près de celle de Clery. Vous joindrez s'il vous plaît la facture et toute^ les choses nécessaires a cette affaire et vous voudrez bien me donner avis sur le champs du reçu de cette lettre, et au départ de la marchandise. Je reste très parfaitement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Le Gh'^^ de GhATKAU BRIAN d,
Off'^'' AU R^ DE Navare.
Je vous aurai envoyé la lettre entière et sans rien effacer de M. de la Morandais si des affaires qui n'ont aucun trait à cellecy et qui regarde la famille de M*" de la Morandais me l'avaient permis.
^ T) avril [1790].
A M. Piochon.
lundi 5 avril a paris.
J'ai reçu Monsieur [vos] deux lettres dattes d'Angers et l'on vient m'avertir de la messagerie que vos balles sont arrivée je ne les ai pas encor retirée et n'ai pii veriffîer vos comptes qui sont sans doute très bons, je vous donne seulement avis de larrivée de la marchandise et vous reponds au sujet des deux dernières balles qui vous reste que j espère pouvoir la placer et que vous pouvez la faire partir non pour paris comme les premières mais pour fougères en bretagne a cette adresse cy, a M*" le Gh^"" de Chateaubriand a l'hôtel Marigni a fougerre ^ en bretagne vous la ferez passer par rouUier n'en étant pas bien pressé. Je vous prierai de me donner avis du reçu de cette lettre et du départ de la marchandise pour la bretagne. Mais je vous prie de m'en donner avis sur le champs a paris car j'en partiroi mercredi 14 du mois - courant pour la bretagne et pour peu que vous tarderiez a me repondre votre lettre ne me trouveroit plus ici. Les balles qui vous restent sont dans le prix de 600 livres a ce que je crois ? Marquez moi s'il vous plaît si je me trompes si elle étaient plus chères je n'en voudrais point.
Je suis parfaitement Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur.
Le Cfi'^"" de Chateaubriand
OfF'^'' au REGIMENT DE NaVARE.
lundi i) avril a paris petite rue S^ Uoch il me semble ({ue voici au net le compte que vous m'avez