‹ Correspondance généraleChapitre 94 sur 181 · Chédieu de Robethon op. cit., p · texte numérisé non relu

Chédieu de Robethon op. cit., p

— 11)7 — it^^ 8 septembre 1804.

A Madame de Custine.

Votre lettre m'a charmé. Vous êtes une très aimable personne. Je médite toujours un second voya^^e, mais il faut du temps et •de la patience ! Je ne puis partir que le 1 5 de décembre pour la Bourgogne. Je tâcherai d'être chez vous du 20 au 25 d'octobre. •Gela vous convient-il ?

Voilà le billet du juge de paix. Dimanche il ne voulait pas de •mon argent ; lundi il refusa mes louis, mardi mon billet de banque; enfin il a pris son parti. C'est une fatalité que l'argent «ntre nous,

La pauvre Madame Bertin a la lièvre putride. Je ne sais qui présentera votre lettre. * Gomment nous tirer de là ?

Et le cher malade ? Voilà un beau temps qui doit le guérir. Veut-il de mon quiquina ?

Il faudra que Ghênedollé vienne cet automne à Fervaques, <l'où je le ramènerai à Paris. Le pauvre garçon ! je l'aime bien tendrement. Gonvenez que je vous ai fait connaître un aimable voisin. Vous avez sans doute perdu vos hôtes ? Madame de •Gauvigny court les champs ; Ghênedollé est retourné chez M. Saint-Martin père. Moi, je suis au diable. Mais votre mère •doit être avec vous; c'est encore une de mes infidélités. Vous savez combien j'aime Mademoiselle de Saint-Léon; mais j'ai perdu la Pitié que j'avais d'elle.'-

Je fais un troisième livre. Nous verrons comment il sera à Fervaques. Je mange du melon, j enrage et je me porte bien.

1. Une lettre de Madame de Custine à Fouclié, que Madame Bertin •élevait présenter elle-même.

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