Chédieu de Robethon op. cit., p
i'jr) 3 septembre [1804 J.
A Madame de Custine .
Lundi, 3 septembre.
Je suis arrivé vendredi à six heures du soir. Samedi j'ai été occupé avec des libraires. Dimanche, le juge de paix de M. Pirk n'a pas voulu recevoir l'argent ; il a remis la chose à aujourd'hui lundi. Demain donc, je vous enverrai le reçu de 249 francs.
Je regrette Fervaques, les carpes, vous, Chênedollé, et même- Madame Auguste. Je voudrais bien retrouver tout cela eu. octobre ; je le désire vivement. Avez-vous autant envié de merevoir? Notre ami est-il debout ? Je voudrais bien lui fairepasser de mon quinquina. Tâchez donc de faire niveler le billard,, d'arracher l'herbe pour qu'on voie les brochets, d'avertir les. gardes de sommer le voisin de Vire et la voisine de Gaen de se rendre au rendez-vous, d'engraisser les veaux, de faire pondre aux poules des œufs moins gris et plus frais ; quand tout celai sera fait et que M. Giblin aura mis à mort le dernier des. Guelfes, vous m'avertirez, et je verrai s'il est possible de me rendre à Fervaques pour 15 pièces de 20 francs. A condition toutefois que le professeur allemand ^ tribun de son métier, ait repris la route du tribunat.
Bonjour, grand merci, joie et santé, mille choses à Chênedollé. Est-il encore avec vous? Mille choses à votre bon fils. Je prie Dieu de conserver à Madame de Gauvigny son naturel, sa gaîté, sa propreté, sa rondeur et sa gentillesse. On parle fort de son vol à Paris. Ecrivez-moi.
Tout à vous.
A Madame de Custine, au château de Fervaques^ par Lisieux, Calvados.'^