‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 119 sur 420 · LETTRE CDXLIV · texte numérisé non relu

LETTRE CDXLIV

A M. yARCHBYÊQUE DE PAIUS^.

A Marly, ce 30 novembre 1696.

Voilà, monseigneur, ce que M. TarcheTêque de Cambrai m'a écrit sur la peine qu*n me voit dans le cœur. Il va vous irouTer. Qu'est^^ce qu'il veut dire à l'endroit que j'ai marqué et que pourroit-11 faire qui désabusât tout le monde ^? Il le doit certainement, s'il le peut. Vous voyez qu'il ne veut pas laisser de doute sur lui, ni sur la vérité. C*est à vous, monseigneur, à tâcher de le réduire. Je ne sais qui sont les gens ombrageux dont il parle. Mais je n*ai point en* core trouvé deux avis sur cette matière ; et je ne doute pas qu*on ne lui parle comme à moi, puisque ce n'est pas la condamnation de cette doctrine que je cherche, mais la vérité expliquée parTÉglise.

Suit un fragment d'une lettre de M. de Cambrai, copié de la main de madame de Maintenon, et joint à la lettre préeëdente.

Qi Pour le fond de mes sentiments sur les choses qui vous ont fait de la peine» je me suis encore expliqué à fond à M. Tronson.. Je le ferai aussi sans réserva tout de nouveau à M. l'archevêque de Paris. Je ne ferai jamais rien que de concert avec lui \ mais je puis

1 • Autographe du cabinet de M. de CaeriMicérès» 3. Voir le fragment qui suit cette lettre.

A M. L'aRCHBTBQUI Ml FARIS (4696). 139

faire là-dessus des choses propres à réduire au silence ks plus hardis criticpies^

(( Ce qu'on vous nomme des subtilités n*est que ce qui est enseigné dans les livres des saints, et que toutes les écoles catholiques ont enseigné. Si je vais plusloin, il faut me déposer. Si je demeure dans ces bornes, et qtt*après avoir éclairci les difficultés, qui ae rouloient que sur les termes mal entendus, on trouve que je ne parle que comme les saints dont la doctrine a été canonisée avec les personnes, il faut faire taire les gens ombrageux, dont le zèle sans expérience, s'effarouche trop aisément.

«Pour moi, je ne veux que céder à tout le monde, qa'éclaircir avec déférence tous ceux qui seront scandalisés, et que changer de termes jusqu'à ce que les bonnes (sic) soient éclairées. Car je ne tiens à aucun langage, et j'abandonne toutes les expressions qu'on voudra condamner, pourvu qu'on sauve le fonds des choses, et que les opérations de la grâce ne soient pas flétries. Encore un coup, madame, je ne crois pas devoir laisser les gens de bien dans le doute, ni sur moi ni sur la vérité. »

1. C'est Vi le passage dont madame de Mainienon parle plus haat et qui se rapporte au livre des Maxime$ des Saints,

LETTRE CDXLV

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS K

12 décembre 1696.

J'ai vu M. le duc de Beauvilliers qui a voulu parler sur les livres de vos amis, monseigneur, suis bien aise qu'il m'en ait encore écrit, parce q explique mieux ses raisons que je n'aurois fait, n'est pas à moi à vous presser; vous savez ce convient, et ce qui est le plus utile au bien de TÉgl Pour moi, je me tiendrai en paix en attendant que Dieu nous fera voir dans la suite. J'ai lu a grand plaisir votre ordonnance, monseigneur; il m'a point paru qu'il y ait rien de menaçant. J'aui bien voulu la lire au roi, mais je ne puis en trou le temps.

LETTRE CDXLVI

Je n'aurai point, madame, l'honneur d'écrii madame Tabbesse de Maubuisson, de peur de 1' portuner; je ne puis m'empôcher de vouspriei la remercier très-humblement de la lettre dont a bien voulu m'honorer; elle est conçue en des 1 mes qui feroient croire qu'elle a oublié son ne

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